craquias

Allez, c’est ma dernière découverte du vocabulaire québecois !

Cette fois, je blêmissais de rage en rêvant d’arracher la perruque à l’insolente qui me traitait de craquias ; je n’étais peut-être pas très beau, mais je n’étais certainement pas un craquias !

Michel Tremblay, La nuit des princes charmants, p.153

Bon d’accord, ce mot n’est pas accepté au scrabble, mais cela ne m’avance guère… Une recherche un peu plus poussée m’oriente vers la botanique : bardane ou chardon. Ainsi dans L’églantine et le chardon, chez Du cœur au Jardin ou encore dans Les 1000 mots indispensables en québécois

Mais cette interprétation ne semble guère plausible en fonction du contexte, même si cela ne doit pas être agréable de se faire traiter de chardon…

Finalement, c’est le Wiktionnaire qui éclairera notre lanterne. Dans un premier temps, il nous indique qu’il s’agit soit du pluriel de craquia, soit d’une autre orthographe de craquia. Ensuite, il nous explique qu’il s’agit d’un terme québecois familier désignant la bardane, mais surtout qu’il s’agit également d’un terme littéraire rare, désignant une personne très laide, négligée ou désagréable 🙂 !

2018 en 52 photos #01

Allons-y pour cette première photo du challenge 2018 en 52 photos, organisé par Les bottes rouges. Pour ce premier thème, Givre, étant donné les conditions météorologiques sur la Belgique (couvert, venteux, pluvieux, morose, mais pas de gel), j’ai dû fouiller dans mes archives. Voici donc ma première participation.

Floreffe (Belgique) – 31 décembre 2016

Et si vous voulez découvrir toutes les participations givrées, allez donc faire un tour chez Carole 🙂 !

jouquée

Mais pourquoi se rendre au théâtre si c’est pour fermer les yeux ? Alors je les rouvris. Je retrouvai Roméo dans la même position où je l’avais laissé, une main sur le cœur, l’autre levée vers sa bien-aimée jouquée sur son faux balcon.

Michel Tremblay, La nuit des princes charmants, p.66

Mon Larousse reste bien évidemment muet, mais le contexte est clair, d’autant que de juché à jouqué, la ressemblance est flagrante. Et de fait, le Dictionnaire québecois nous confirme :

Jouquer : Verbe propre au langage populaire québécois. Il correspond à l’acte de se hisser vers le haut, de se jucher sur quelque chose en hauteur.

Mais le plus surprenant, c’est qu’il ne s’agit pas d’un mot spécifique au Québec ! En effet, en Anjou, le jouc désigne le perchoir des poules. Et donc, par extension, en patois angevin, jouquer signifie être perché, être juché sur une échelle, une chaise…

Dans le même ordre d’idée, le Wiktionnaire nous apprend que :

En Haute-Normandie et plus précisément dans le Pays de Bray, le verbe « se jouquer » veut dire aller se coucher. On dira : « J’m’en vas me jouquer » ou « j’m’en vas au jouc. En fait, ce terme vient des poules qui, quand elle vont dormir, vont se jouquer (se jucher) sur leur perchoir.

samarcette

Puis je compris : c’était exactement le même décor, mais pour le ballet on se contentait de repousser les murs afin d’aménager plus d’espace pour les samarcettes des danseurs !

Michel Tremblay, La nuit des princes charmants, p.59

Tout comme moi, je suppose, vous devez bien vous imaginer ce que pourrait être une samarcette ? Mais ne comptez pas sur votre Larousse, ni même sur Internet pour en obtenir une définition précise ! En tout cas, en ce qui me concerne, j’ai fait chou blanc. Les seules mentions de Samarcette (avec une majuscule) correspondent au nom d’un personnage du même Michel Tremblay, dans une autre de ses œuvres.

Si jamais quelque visiteur de mon blog trouve une définition précise, je suis preneur 😉 !

feluette

Un couple, déjà, s’était formé, deux feluettes boutonneux d’une grande laideur qui, aussitôt échangée la poignée de main de présentations, s’étaient lancés dans un concours de dates d’enregistrement, de qui chantait avec qui […]

Michel Tremblay, La nuit des princes charmants, p.37

Mon Larousse reste bien sûr muet face à cette nouvelle découverte québecoise. Dès lors un seul recours : Internet ! Et ce n’est pas facile !

J’ai d’abord commencé à apprendre que le mot feluette n’est pas valide au scrabble… Quant au Le québécois – Guide de conversation pour les Nuls (extrait disponible chez Google), il précise simplement qu’il s’agit d’une personne chétive, l’origine du mot étant à chercher dans fluet , qui signifie mince, délicat. Le Parler populaire des Canadiens français est encore plus direct, puisque pour lui, c’est un synonyme de fluet.

Et pourtant… N’y a-t-il rien de plus ? Les feluettes ou la répétition d’un drame romantique est une pièce de théâtre (datant de 1987) de Michel Marc Bouchard, adaptée au cinéma en 1996 et devenu un opéra en 2016. Le plus (ou le moins ?) surprenant de l’histoire, c’est qu’il s’agit d’un idylle homosexuelle… Replacé dans le contexte de La nuit des princes charmants, la précision est d’importance…

Je ne suis manifestement pas le seul à m’être interrogé à propos de ce mot : un participant à un forum Google se posait la même question… Et un autre participant de lui répondre :

Un fluet, avec une déformation de la première syllabe, une épenthèse, et puis une terminaison féminine pour dire que l’on parle d’un homosexuel. Très expressif… Donc un être frêle, mince et fragile. Les Québécois sont plus directs dans ce domaine que les Français.

Et voilà donc qui est éclairci 😉 !

 

 

Résolutions vs Objectifs

Nouvel an. Résolutions.

Résolutions ?

Combien en ai-je prises, qui n’ont jamais connu fin janvier ? Alors, à quoi bon s’acharner ? Pour le plaisir de l’autoflagellation ? Allons, cette année aussi, je serai nul, pas foutu de tenir la moindre résolution…

Et si, au lieu de bonnes résolutions, souvent floues (je vais me remettre à l’écriture, je vais recommencer à faire du sport, etc.), pourquoi ne pas se fixer des objectifs concrets, mesurables, dont on peut facilement évaluer le degré d’avancement (ou de stagnation) ?

Allons-y !

Objectifs 50 – 100 – 1000 – 10000

50 participations hebdomadaires à un atelier d’écriture en ligne. Je ne me donne que 2 jokers ! Mais je me montrerai souple : deux participations sur une semaine me libéreront une semaine 😉 … Pour la photo, deux jokers aussi, mais beaucoup moins de souplesse, puisqu’il s’agit de ma participation au projet 52 photos des Bottes Rouges 😉 .

100 critiques de livres pour 2018 ? Cela fait 2 en moyenne par semaine. C’est beaucoup. Sans doute trop. Ne soyons pas présomptueux. Ok pour 100 critiques, mais aux romans, ajoutons les films, les pièces de théâtre, les concerts…

1000 km de marche à pied. Soit 20 km en moyenne par semaine. Une marche Adeps hebdomadaire, quoi. Ce n’est pas un objectif démesuré, mais n’oublions pas que c’est le temps qui manque le plus ! Enfin, lundi, nous avons débuté l’année par une petite balade de 6 km. Ce n’est pas grand chose, mais il faut un début à tout ! Soyons fous ! Aux mille kilomètres à pied, ajoutons-y 1000 km à vélo. Encore plus abordable. Le tout est d’en prendre le temps…

10000 pages lues en 2018 ? Soit une trentaine par jour. Ici aussi, l’objectif semble accessible. Mais pour avoir l’une ou l’autre fois établi des statistiques de lecture, je dois me rendre à l’évidence : je passe très vite sous la barre des 30 pages quotidiennes. Enfin, depuis le début de l’année, j’en suis à 105. J’ai pris un peu d’avance. Mais attention, lundi, les vacances se terminent et j’aurai moins de temps disponible !

Polars et Thrillers

Allez, j’ai décidé de commencer 2018 comme j’ai terminé 2017 : en m’inscrivant à un challenge… Mais, promis, c’est le dernier, à partir de demain, je chronique les livres lus ! Il est temps !

Ce dernier challenge auquel je m’inscris se distingue des deux précédents en ce qu’il se déroule à cheval sur deux années. Plus exactement, entre le 8 juillet 2017 et le 8 juillet 2018…

Trêve de suspens : il s’agit du challenge Polar et Thriller 2017-2018 de Sharon.  Comme son nom l’indique, il s’agit de lire un maximum de  romans, de romans noirs, de recueils de nouvelles, de mangas, de bandes dessinées, de romans de littérature jeunesse, voire, pourquoi pas, d’essais.

De plus, Sharon nous propose (sans obligation) de nous inscrire dans une catégorie, en fonction du nombre de livres que nous envisageons de lire : cela va de Imogène (jusqu’à 5 livres) jusque Sherlock Holmes (plus de 100 livres lus !!!) En ce qui me concerne, prenant le challenge en milieu de parcours, et n’ayant pas pour le moment énormément de temps à consacrer à la lecture, je serai déjà bien content si je réussis à être Montalbano (de 5 à 15 livres lus) !

Et si voulez découvrir le récapitulatif des livres déjà lus dans le cadre de ce challenge, c’est que cela se passe.

2018 en 52 photos

J’ai toujours été fasciné par l’ancien (utilisé jusqu’en 2008) slogan de Paris Match : Le poids des mots, Le choc des photos.

Difficile pour moi de dire, entre écrire et photographier, ce que je préfère. Disons simplement que la première activité nécessitant nettement moins de matériel que la seconde, j’écris plus souvent que je ne photographie. Mais en 2018, je voudrais faire un effort tout particulier en ce qui concerne l’écriture (parce que même si cela ne nécessite aucun matériel particulier, cela fait trop longtemps que je n’ai plus rien écrit) et la photographie. Aujourd’hui, je voudrais donc vous parler photo.

Un défi, pas plus, c’est déjà bien suffisant…

Il y a quelque temps (entendez, deux ou trois ans), je m’étais inscrit à un challenge 52 photos. Ma participation n’avait guère dépassé les six ou sept semaines, mais le concept m’avait bien plu, et j’ai donc cherché sur Internet un projet de ce type auquel m’inscrire. En fait, sans grandes difficultés, j’en ai trouvé plusieurs. Réalisme et efficacité étant mes maîtres mots pour 2018, je me suis sagement persuadé de me limiter à une seule inscription. Pourquoi avoir choisi la proposition des Bottes Rouges ?

  • Parce que la liste des 52 thèmes est déjà connue en ce début d’année, même si pour le grand procrastinateur que je suis, cela risque de ne pas être d’une grande utilité.
  • Parce que le jour de publication n’est pas imposé, même si dans l’espoir d’être visité il vaut mieux poster le plus près possible du dimanche de la semaine correspondante.
  • Parce que l’on peut piocher dans ses archives, et que cela tombe bien, j’en ai justement beaucoup à trier, même si j’essaierai quand même le plus souvent possible de prendre de nouvelles photos en fonction du thème.
  • Et puis, peut-être aussi parce que le roman éponyme de Franz Bartelt traîne dans ma PAL depuis de longues années et que cela me motivera peut-être à le lire …

Et comme je l’écrivais plus haut, la liste des 52 thèmes de 2018 est déjà connue :

 

Voisins Voisines 2018

Vous reprendrez bien un petit challenge ? Alors je vous propose le sympathique Voisins Voisines, géré par A propos de livres…

Le principe est simple :

lire des romans européens (hors France), afin de découvrir la littérature contemporaine de nos « voisins et voisines ».

Vous l’aurez compris, ce challenge est organisé par nos voisins français, ce qui ne le rend pas moins sympathique 😉 . Subséquemment, lorsque je lis « belge », je lis Voisins Voisines !

Attention toutefois à un terme auquel je n’avais pas prêté attention lors de ma première participation (sous un autre pseudo) : contemporaineCela signifie que, pour être pris en compte, les romans doivent avoir été publiés après 1960. C’est ainsi que mes lectures d’Agatha Christie n’avaient pu être comptabilisées… Mais rassurez-vous : le choix reste immense !

Il ne me reste plus qu’à faire mon choix dans ma PAL : j’ai de quoi tenir sans problème jusqu’à la fin de l’année 🙂 .