Les pavés de l’été 2018

Voici que Juin est bien avancé et le Mois Anglais va bientôt se terminer 🙁 … Il me reste La fille d’avant à chroniquer et Le chagrin des vivants à achever de lire. S’il me reste un peu de temps, je voudrais encore lire Opération Sweet Tooth, qui traîne dans ma PAL depuis trop longtemps. Mais il faut préparer la suite ! Après l’Europe de l’Est, l’Italie, la Belgique et l’Angleterre, vers quelles contrées s’embarquer pour le temps des vacances ? Rien à l’horizon ? Alors, changeons notre fusil d’épaule : le défi ne sera plus géographique mais se comptera en nombre de pages ! En route donc pour le challenge Pavé de l’été organisé par Sur mes brizées. Le principe est simple : lire un (ou des) volume(s) d’au moins 600 pages 😉 ! Vite, un petit tour dans ma PAL, et je trouve (entre autres) :

  • L’équilibre du monde de Rohinton MISTRY (882 p) : un fameux pavé celui-là !
  • La disparition de Stéphanie Mailer de Joël DICKER (635 p) : un thriller qui ne devrait pas me poser trop de problèmes, d’autant que j’adore Joël Dicker.

Oui, mais voilà, en réponse à mon billet sur Le son du cor, Rachel me conseille un autre roman bâti sur une victoire des nazis lors de la Seconde Guerre mondiale. Et justement, il se trouve disponible à la bibliothèque. Pour faire bonne mesure, j’ajouterai donc :

  • Le faiseur d’histoire de Stephen FRY (645 p.)

Voilà, l’été sera chaud 😉 !

David Wark Griffith : Le lys brisé

Elles ont toutes les deux vu Le lys brisé, trois fois, et elles auraient pu encore le voir davantage, là-bas dans le grand cinéma de Broadway, assises au milieu des peaux d’oranges sucées et des coques de cacahuètes, se pâmant tandis que Lillian Gish tombait amoureuse du Chinois, fumait de l’opium, se faisait tabasser par son père et mourait.

Anna Hope, Le chagrin des vivants – p. 170

Je ne me souviens plus d’avoir regardé de film en Noir et Blanc, encore moins muet… De plus, à chaque fois, c’était un film comique : Chaplin, Buster Keaton, etc. C’est une expérience qui me manque : un mélodrame muet, comme Le lys brisé . Je vous propose ci-dessous un court extrait sous-titré en français, mais le film entier (en version anglaise, je parle des commentaires, puisque c’est un film muet) est disponible ici. Dès que j’aurai un peu de temps, je le visionnerai. Notez que que si le film est muet, cela ne veut pas dire silencieux : la bande son est impressionnante !

Dernière petite remarque : le film date de 1919 et l’histoire du Chagrin des vivants se déroule en 1920 : Anna Hope a bien travaillé sa recherche documentaire !

 

The show must go on

Shame on me!

Avril, mois belge : 8 romans lus, aucun billet publié 🙁

Mai, mois italien : 3 romans lus, aucun billet publié 🙁

And now, ladies and gentlemen, in june, the show must go on 🙂 !

Oui, vous m’avez bien compris, j’ai décidé de ne pas baisser les bras et de m’inscrire à un troisième mois thématique, je veux bien sûr parler du fameux Mois Anglais, organisé par Cryssilda et Lou. Figurez vous que c’est déjà la 7ème édition !

Billets libres, lectures communes, comme chaque année il y en aura pour tous les goûts. Le seul mot d’ordre: fêter l’Angleterre sur nos blogs. Alors, bien évidemment, comme chaque année, une foultitude de rendez-vous sont programmés : la liste complète est disponible chez Cryssilda et Lou. En ce qui me concerne, avec la fin de l’année scolaire et son cortège de corrections et de délibérations, je me suis limité à quelques propositions : si je relève ce défi, je serai déjà very happy 😉  !

  • 5 juin : RDV SF / fantasy / surnaturel
  • 7 juin : Lecture en VO
  • 12 juin : Let’s meet Agatha
  • 16 juin : Un roman de J.P. Delaney
  • 20 juin : Anna Hope
  • 25 juin : Un classique (XIXe ou avant)
  • et un petit dernier pour la route, s’il me reste du temps

Ce qui donne dans l’ordre :

                 

Incipit 009

Bon d’accord, sur les huit premiers incipits proposés, un seul (jusqu’à présent !) a été suivi d’un billet chroniquant le roman correspondant… Mais j’espère bien être plus régulier à partir d’aujourd’hui ! Pour vous mettre sur la piste, mai est Mois Italien chez Martine !

C’est le 15 juin 1767 que Côme Laverse du Rondeau, mon frère, s’assit au milieu de nous pour la dernière fois. Je m’en souviens comme si c’était hier. Nous étions dans la salle à manger de notre villa d’Ombreuse ; les fenêtres encadraient les branches touffues de la grande yeuse du parc. Il était midi ; c’est à cette heure-là que notre famille, obéissant à une vieille tradition, se mettait à table ; le déjeuner au milieu de l’après-midi, mode venue de la peu matinale Cour de France et adoptée par toute la noblesse, n’était pas en usage chez nous. Je me rappelle que le vent soufflait, qu’il venait de la mer et que les feuilles bougeaient.

Io arrivo !

Je dirais même plus, à l’instar de notre grand Jacques :

J’arrive, bien sûr, j’arrive
N’ai-je jamais rien fait d’autre qu’arriver ?

En effet, j’ai la détestable habitude de lire (pas mal), mais de ne pratiquement pas chroniquer mes lectures 🙁 … Ah, procrastination, quand tu nous tiens ! Je viens de faire rapidement un petit bilan depuis le début de l’année : j’ai dix-huit (18 !) billets en retard 🙁 🙁 … Alors, c’est bien beau de s’inscrire à des challenges, mais j’ai encore trois billets à écrire pour le Mois de l’Europe de l’Est (mars) et huit pour le Mois Belge (avril).

Qu’à cela ne tienne, je m’inscris au challenge du Mois Italien organisé par Martine 🙂 ! J’espère juste être plus régulier… Alors, bien sûr, il y a des tas de propositions alléchantes, mais en ce qui me concerne, je serai déjà bien content si je publie quatre ou cinq billets d’ici la fin du mois ! Continuer la lecture de « Io arrivo ! »

Sarah Berti

Et dire que je ne connaissais pas Sarah Berti !

Dans le cadre du Mois Belge, j’ai mis de l’ordre dans mes caisses de bouquins qui prennent les poussières au grenier, et suis retombé sur Qui a tué Mamie Grababelle ?, ouvrage gagné à un concours au début du XXIe siècle et que j’avais jusqu’ici négligé. L’occasion de le lire (billet demain) et donc de découvrir une auteure belge.

Pour la découvrir, l’essentiel de ses romans ayant paru aux Éditions Mols, je me permets de reprendre la présentation qu’en fait cette maison d’édition sur son site Internet :

Née en 1974, elle écrit ses premiers textes très tôt et dès l’adolescence, elle fait partie des lauréats du Prix Liège Jeunes Auteurs. En 2000, elle reçoit le Prix du Parlement de la communauté française et le Prix Fureur de Lire. Son premier roman Un amour… reçoit le coup de cœur du jury du prix Jean Muno. Elle publie ensuite deux romans pour la jeunesse, dont Qui a tué Mamie Grababelle ?, nominé pour le Prix Farniente.

Nouvelliste, elle propose de nombreux textes courts qui remportent diverses récompenses en Belgique et à l’étranger (Prix de la Fondation Plisnier, Grand Prix de l’Eau Noire, Nouvelle de Talant, deux fois le grand prix de littérature policière de Liège…). Une quinzaine de ces textes primés sont publiés en 2008 dans un recueil intitulé Casa nostra.

C’est que Sarah Berti a l’art de scruter notre époque et les âmes avec une sorte de dérision acerbe et touchante, qui souligne peut-être ici l’urgence de certains changements dans le monde…

Voilà une bi(bli)ographie impressionnante !

onglée

Deuxième récolte du même roman qu’hier :

Edmée, en culotte, les cheveux sur le visage, avait dû casser une mince couche de glace dans son broc et hésitait à se passer sur les joues la serviette mouillée dont le seul contact lui donnait l’onglée.

Georges Simenon, La maison du lac, p. 161

A nouveau, mon Larousse suffit (et la définition, vu le contexte, n’étonnera personne) : engourdissement douloureux du bout des doigts causé par un grand froid.

cheviotte

Il y a longtemps que je ne vous ai plus proposé un mot que je ne connaissais pas :

Une lèvre frôla la sienne cependant qu’elle se raidissait, ployait les reins pour éloigner son torse de la poitrine de Fred. Il sentait le genièvre, le cosmétique et la cheviotte mouillée.

Georges Simenon, La maison du lac, p. 82

Photo d’une brebis cheviot avec son agneau.

Nul besoin d’Internet, mon Larousse a suffi : il s’agit d’une laine de mouton, et par extension, d’une étoffe faite avec cette laine.  En ce qui concerne l’étymologie, le cheviot est une race de moutons anglaise et écossaise, originaire des monts Cheviot (massif montagneux à cheval sur l’Ecosse et l’Angleterre).