Challenges pour un nouveau départ

Hélas, les années passent, les pseudos changent, mais les problèmes restent les mêmes… L’année dernière, plus exactement le 19 octobre, j’écrivais un billet intitulé Blog en pause :

Désolé. Vraiment désolé.

Mais je jette l’éponge. Me mettre la pression pour rédiger un billet (presque) quotidien, je n’y arrive pas. Même hebdomadaire, actuellement, je n’y arrive pas.

Alors, plutôt que me miner parce que je n’y arrive pas, je préfère décrocher. Cette fin d’année est beaucoup trop chargée pour moi, et je dois absolument lâcher du lest si je veux garder la tête hors de l’eau. Je n’arrive même plus à lire… C’est dire si la situation est « grave ».

Mais ceci ne devrait être que provisoire. Début 2017 devrait être moins chargé. Professionnellement, tout comme sur le front de mes autres activités.

Alors je vous donne rendez-vous le 1er janvier 2017 😉 ! D’ici là, portez vous bien !

Cette année, j’ai craqué plus tard : mon dernier billet date du 3 décembre, mais j’avais déjà commencé à être très irrégulier dans mes publications. Alors cette année, comme l’année dernière, je me promets que « tout va changer » à partir du 1er janvier ! Et pour me motiver (on peut toujours rêver) j’ai décidé de m’inscrire à quelques challenges, tant de lecture et d’écriture que photographiques 😉 !

Challenges lecture

Il y a d’abord les incontournables, qui ont déjà commencé (Challenge Polar et Thriller 2017-2018 chez Sharon) ou qui commencent le premier de l’an neuf : Petit Bac 2018 chez Enna et Voisins-Voisines 2018 chez A propos de livres. A tout seigneur tout honneur, ces challenges méritent bien qu’un billet individuel leur soit très prochainement consacré 🙂 !

Il y a bien évidemment aussi les mois consacrés à un pays : si les challenges des années précédentes sont encore organisés, Avril sera Belge, Mai Espagnol, Juin Anglais, Septembre Américain, Octobre Italien, Novembre Québecois et Décembre Scandinave ! Quant aux deux mois d’été, ils seront consacrés à la lecture de l’un ou l’autre Pavé de l’été (plus de 600 pages). D’ici avril, j’ai le temps de m’échauffer 😉 .

Et enfin, deux derniers, qui ont la particularité de voir les consignes changer régulièrement :

  • Un mot des titres : pour le 15 février, le titre doit contenir le mot du : déjà lu, mais (bien sûr) pas encore chroniqué : Chroniques du pays des mères.
  • Lire sous la contrainte : la prochaine contrainte ne sera connue que le 7 janvier.

Challenges écriture

Les ateliers d’écriture en ligne sont nombreux à m’attirer, peut-être me faudra-t-il opérer des choix ? Je pense plus particulièrement aux Impromptus littéraires, au Défi du samedi et à Une photo, quelques mots chez Leiloona.

Challenges photos

Depuis le lancement de mon blog actuel, j’ai sporadiquement participé à Silent Sunday, mais je ne pense pas continuer. Pourtant ce rendez-vous dominical est bien sympathique, mais c’est paradoxalement l’absence de contrainte qui me gêne… J’ai besoin de me sentir forcé d’avancer, sinon ma procrastination me pousse à stagner. J’envisage donc plutôt une contrainte hebdomadaire, comme chez Les bottes rouges. J’y consacrerai très prochainement un billet spécifique.

Allons, haut les cœurs !

L’année 2018 s’annonce plein de défis passionnants à relever !

tuque

Mes vêtements claironnaient-ils mon origine roturière ? Est-ce que je sentais encore le restant de soupe aux pois que j’avais mangé avec tant d’appétit avant de partir de la maison ? Le pompon de ma tuque était-il trop gros ?

Michel Tremblay, La nuit des princes charmants, p.35

Encore un mot québecois, que forcément je ne connaissais pas, mais qui se trouve bel et bien dans mon Larousse :

Bonnet d’hiver, généralement de forme conique.

sloche

La rue Sainte-Catherine était bloquée dans les deux sens ; un bouchon s’était formé en direction de l’ouest à partir de Bleury et je dus marcher le reste, une demi-heure d’enfer à patauger dans la sloche en maudissant mon amour pour l’opéra.

Michel Tremblay, La nuit des princes charmants, p.33

La sloche avait gelé d’un seul coup, se transformant en une glace inégale, raboteuse, surtout dans l’ombre d’un théâtre où ne brillait qu’une petite lumière rouge, comme à la porte d’un bordel.

Michel Tremblay, La nuit des princes charmants, p.79

Lire québecois a, entre autres avantages, celui de me fournir une bonne réserve d’idées de billets étiquetés Vocabulaire 😉 . Quant à cette sloche, les deux extraits donnent une bonne idée de ce dont il s’agit ! Et pas besoin d’Internet pour en avoir confirmation, même mon Larousse connaît ce mot!

Mélange de neige fondante, de sable et de sel sur les trottoirs, la chaussée.

Et pour être complet, il ajoute que ce mot vient de l’anglais slush, et que son emploi est critiqué. Wiktionary précise que la graphie slush est plus fréquente. Mais alors, ils parlent anglais ? Quant au site Je parle québecois, il parle de neige fondante et très sale. Presque de la gadoue. Bref quelque chose que nous connaissons bien en Belgique aussi, même si c’est probablement moins fréquent qu’au Québec.

quétaine

En fait, l’opéra nous donne la permission d’être quétaines ! Les chic connaisseurs de Bayreuth et de La Scala, l’engeance la plus snob et la plus discriminatoire du monde, le savent-ils qu’ils sont de vénérables quétaines ? J’y pense souvent et je ris dans ma barbe naissante.

Michel Tremblay, La nuit des princes charmants, p.20

Mon Larousse n’étant pas très orienté québecois, j’ai été obligé de faire appel à Internet.

De mauvais goût, démodé ou qui relève du cliché, du kitch. Qui présente un caractère désuet ou passé de mode. Peut également s’orthographier Kétaine.

Québec en novembre 2017

Bon d’accord, m’inscrire  le 25 novembre à un challenge de lecture qui se déroule durant le mois de novembre, c’est bien triste 🙁 … Mais comme je l’expliquais hier, si je ne tiens plus ce blog depuis près de trois mois, je ne me privais quand même pas totalement de lecture, et, justement, dans l’espoir de participer au mois québecois organisé par Karine et Yueyin, j’ai emprunté La nuit des princes charmants, de Michel Tremblay, et l’ai enfin terminé hier. Billet sans doute lundi.

En rendant ce livre à la bibliothèque, j’ai pris Chroniques du pays des mères, de Elisabeth Vonarburg, dont j’ai entendu parler (en bien !) depuis longtemps. Malheureusement, ce pavé de plus de 600 pages, je ne l’aurai pas terminé dans les temps, loin s’en faut. Tant pis : qu’importe le challenge pourvu qu’on ait l’ivresse de la lecture 😉 !

Rattraper le temps perdu

Le temps perdu
Vouloir le rattraper c’est du temps du temps perdu
Comme les illusions de nos 20 ans du temps perdu
Ce qui est important c’est le temps de l’inconnu
Avec tous les bonheurs qu’il nous tend inattendus
Laisse tomber c’était du mauvais temps le temps perdu
Courir après c’est du temps perdu
J’aurais pu faire c’est vrai, tant de choses

Le temps perdu
P. Delanoë – F. Bernheim
chanté par Serge Reggiani

Plus un seul billet sur ce blog depuis le 3 septembre ! Pourtant, je n’ai pas l’impression d’avoir perdu mon temps… J’ai surtout beaucoup travaillé ! Trop même, sans doute. C’est que cette année scolaire, ma charge de cours est inégalement répartie : je preste actuellement l’équivalent d’un temps plein et demi. Bon, d’accord, à partir de février 2018, cela sera comme si je travaillais à mi-temps, mais en attendant, je dois prendre mon mal en patience.

J’ai quand même pu dégager un peu de temps, de ci de là, et lire quelques bons (et moins bons romans), aller une fois au cinéma, quelques fois au théâtre. Mais voilà, je n’ai pas eu (ou pas pris) le temps de rédiger les billets correspondants. Ce n’est pas l’envie qui m’a manqué, mais l’énergie. Je me sens fatigué. Très fatigué. Mais il faut réagir ! Sinon, l’impression d’échec me guette !

Bref, j’ai décidé de réveiller mon blog. Le pauvre, il n’avait pas eu beaucoup de temps pour être actif : 29 billets entre le 31 mai et le 3 septembre, soit en moyenne à peu près un billet tous les 3 jours. Pas brillant, mais un exploit en comparaison de mes 82 jours de silence… Il n’y a vraiment pas de quoi être fier !

Inutile de dire que ce n’est pas l’inspiration qui me manque ! Mais vouloir rattraper le temps perdu, c’est du temps perdu. Peut-être donc puiserai-je de temps en temps dans mes activités de ces derniers mois pour reprendre (la plume) le clavier, mais j’essaierai surtout d’être plus en phase avec mon vécu quotidien ! C’est plus motivant 😉 !

succotash

Au dîner, ils mangèrent les steaks au barbecue de Denny et le succotash maison de Nora. La cuisine de Nora était assez rustique ; le succotash ne faisait pas partie des habitudes culinaires de la famille.

Anna Tyler, Une bobine de fil bleu, p.134

Je ne connaissais pas le succotash, et mon Larousse non plus… Bon, le contexte est clair : il s’agit d’un plat rustique ! Mais encore ?

Dès lors, direction Internet. Cette fois, c’est Wikipedia qui vient à mon secours : il s’agit d’un plat de la cuisine américaine dont les principaux ingrédients sont les haricots de Lima et le maïs, éventuellement accompagnés de morceaux de viande ou de poisson salés.