friter (se)

– Ça fait longtemps que tes parents ne s’entendent plus ?

– Ils se fritaient bien de temps en temps, mais je pensais pas que ça allait aussi mal…

Gilles Legardinier, Et soudain tout change, p. 64

En bon Belge, j’apprécie la frite, mais je ne connaissais pas du tout l’expression se friter ! Ok, le contexte est clair, quand on ne s’entend pas bien, c’est qu’il y a de la friture sur la ligne 😉 ! Mais j’ai voulu en avoir le cœur net, et j’ai consulté le dictionnaire que j’avais sous la main, un Larousse de 1982 : rien… Monté au bureau, consulté le Larousse de 2007, et là, bonheur :

se friter : (familier) se disputer, se bagarrer.

Et mon dictionnaire de préciser que cette expression à pour objet la frite ! Il ne s’agit bien sûr pas, dans ce cas, du bâtonnet de pomme de terre frit, mais plutôt de :

Coup sur les fesses donné d’un geste vif du dos de la main.

On apprend tous les jours 🙂 !

Que de verbes !

Je suis heureux de constater que je ne suis pas le seul à être fasciné par les verbes !

J’ai toujours cru qu’il existait un âge pour conjuguer les verbes : marcher, grandir, aimer, perdre, souffrir, mentir, baisser les yeux, apprendre, se battre, avouer, espérer, partir ou laisser partir. Maintenant, je sais que c’est faux. Il n’y a pas d’âge pour conjuguer les verbes, il faut juste les circonstances.

Gilles Legardinier, Et soudain tout change, p. 21

Sur la plage, les pavés

Inconscience ? Sans doute… Le mois anglais est à peine terminé, sans aucun billet littéraire de ma part, que j’envisage déjà pour l’été un nouveau défi ! Je veux parler du challenge Pavé de l’été, organisé par Sur mes brizées.

Il s’agit d’un challenge très simple, sinon à réaliser, du moins à expliquer : il « suffit » de lire (au moins) un livre de (au moins) 600 pages 😉 !

En ce qui me concerne, après examen de ma PAL, j’ai sélectionné La consolante de Anna Gavalda (637 pages) et, si l’été est propice, j’enchaînerai avec Maudits de Joyce Carol Oates (803 pages).

L’été sera chaud, l’été sera beau 😉 !

June is finished

Juin, avec son tsunami de surveillances d’examens, de corrections et de délibés, est vraiment un mois horrible pour le blogueur qui veut publier régulièrement et pour le lecteur qui veut participer à un challenge… Le bilan est donc bien maigre : 8 billets sur le mois, mais pas une seule critique relative au mois anglais. J’ai pourtant réussi à lire 3 romans anglais (Rebecca de Daphné Du Maurier, et les deux premiers tomes de la trilogie Les rats de James Herbert), mais pas à les chroniquer… Ce sera donc pour la semaine prochaine, puisque celle-ci s’annonce un peu moins chargée 🙂 .

crispin

Je serrais une paire de gants à crispin dans mes mains et portais un grand sac de cuir.

Daphné Du Maurier – Rebecca – p.59
Traduction de Denise Van Moppès

Encore un mot que je ne connaissais pas, mais pour lequel mon Larousse s’est prové compétent : Manchette de cuir adaptée à certains gants d’escrimeur, de motocycliste, etc. Bon, d’accord, ici, il ne s’agit ni d’escrimeur, ni de motocycliste.

J’ai de tout de même eu recours à Internet pour trouver une illustration 😉 !

cartel

Je connais bien sûr la définition du mot cartel, cette entente entre entreprises, dont l’objectif est de limiter la concurrence pour se faire du flouze sur le dos des consommateurs. Je savais aussi que cela pouvait s’appliquer à une entente entre narcotrafiquants (qui n’a jamais entendu parler du cartel de Medellin ?), mais je ne savais pas qu’un cartel pouvait donner l’heure…

Le restaurant était à présent plein de gens qui bavardaient et riaient sur un fond d’orchestre et de tintements de vaisselle, et, levant les yeux vers le cartel qui surmontait la porte, je vis qu’il était deux heures.

Daphné Du Maurier – Rebecca – p.24
Traduction de Denise Van Moppès

Et bien oui, et même mon Larousse le savait (mais moi pas), un cartel est aussi une pendule murale, portée ou non par un socle en cul-de-lampe…

contremander

Un peu honteuse de mon allégresse, je téléphonai à ses amis afin de contremander la petite réunion qui devait avoir lieu le soir et descendis au restaurant une bonne demie-heure avant le moment habituel de notre repas.

Daphné Du Maurier – Rebecca – p.21
Traduction de Denise Van Moppès

Le contexte est clair : il ne peut s’agir que d’un synonyme de décommander. Le Wiktionnaire et le CNRTL confirment mon intuition, mais il est étrange de constater que ce verbe est absent de mon Larousse.