Chet Baker : My Funny Valentine

Un peu de jazz pour rafraîchir l’atmosphère orageuse 😉 ?

Environ une heure plus tard, après nous être changés pour sortir, nous buvions notre chablis en écotant « My Funny Valentine » de Chet Baker, cet homme qui chantait comme une femme. S’il y avait du be-bop dans ses solos de trmpette, c’était doux et tendre. Je crus même pouvoir me mettre à aimer le jazz.

Ian McEwan, Opération Sweet Tooth, p. 276

My Funny Valentine est une chanson de Richard Rodgers et Lorenz Hart, tirée de la comédie musicale américaine Place au rythme (Babes in Arms) de 1937. Après avoir été enregistrée par Chet Baker, Frank Sinatra et Miles Davis, la chanson est devenue un standard de jazz populaire, apparaissant sur plus de 1 300 albums de plus de 600 artistes !

Chet Baker a donc été le premier à l’enregistrer, en 1952. Je vous propose une version en public (à Turin) datant de 1959. Il existe une autre superbe version en public, à Tokyo, mais elle date de 1987, environ 11 mois avant son décès (accidentel ?). Mais vous la proposer aurait été anachronique, puisque le roman de Ian McEwan se déroule dans les années 70. En route donc pour Turin 😉 !

Objectifs 2018 – Suivi #03

Déjà, nous sommes au début de juillet ! En d’autres termes, la moitié de 2018 est derrière nous ! Il est dès lors urgent, je pense, de faire un troisième suivi de mes objectifs 2018, question de me rebooster ! Malheureusement, je ne suis pas certain que le bilan actuel soit vraiment de nature à me remotiver 🙁 … Peut-être toutefois consistera-t-il en un salutaire électrochoc ? L’arrivée des vacances, temps par définition moins chargé (quoique… 🙂 ) me permettra-t-elle de redresser un tant soit peu la barre ? On peut toujours rêver… Continuer la lecture de « Objectifs 2018 – Suivi #03 »

Telle sera prise celle qui croyait prendre

Première participation à l’atelier d’écriture en ligne Mil et une : écrire un texte à partir d’une illustration. Un mot à placer est proposé en plus de l’image aux personnes désirant corser l’exercice d’écriture. Cette semaine, il s’agit de cornélien.

Ce n’est un secret pour personne, sauf probablement pour la principale intéressée : je déteste ma belle-mère, d’une haine qui prit racine dès notre première rencontre, lorsque Michel me la présenta. Ou plus exactement lorsque Michel me présenta à sa mère, car il ne faut pas inverser les pôles d’attraction ! Elle ne me l’a jamais avoué, mais elle ne me supportait pas rousse, alors que je ne suis qu’auburn, c’est dire si elle est de mauvaise foi !

Par contre, elle ne s’est jamais privée de critiquer la citadine que j’étais, que je suis et que je resterai. Pour elle ne comptait que son jardin, dans lequel elle passait le plus clair de son temps. Avant notre mariage, lorsque nous rendions visite aux parents de Michel – chaque week-end, bien entendu – dès notre arrivée, elle le monopolisait et c’est bras dessus bras dessous que mère et fils passaient leur temps au jardin, elle lui faisant admirer son potager, lui la félicitant pour ses rosiers. Quant à moi, je préférais rester à l’intérieur en compagnie du père de Michel, pauvre homme taciturne qui n’avait pas grand chose à dire chez lui. Il était tout heureux de trouver quelqu’un avec qui parler de littérature (notre passion commune) ou de résistance des matériaux (il était ingénieur). Continuer la lecture de « Telle sera prise celle qui croyait prendre »

Comparaison 002

Il est temps pour moi de vous proposer une deuxième comparaison !

Pour moi, les gens âgés représentaient une espèce à part, au même titre que les moineaux ou les renards. […] Les plus grands organes sont aussi les plus atteints : la peau des vieux devient trop grande pour eux. Elle pendouille sur leurs os, comme un blazer d’uniforme scolaire acheté une taille au-dessus pour durer plus longtemps.

Ian McEwan – Opération Sweet Tooth – p. 38

Petite précision : dans le roman, le personnage à l’origine de cette comparaison n’a que cinquante-quatre ans ! Moi qui en ai soixante-deux, je n’ose plus me regarder dans un miroir 😉 !

2018 en 52 photos #25

Depuis le début de l’été, j’ai pris la bonne résolution de tenir mon blog plus régulièrement à jour ! Quelle est la mauvaise langue qui vient de dire que ce n’était pas difficile, que je lui décerne le prix de la lucidité ? Je n’imaginais pas que mon désinvestissement avait atteint de telles proportions : j’ai fait l’impasse sur pas moins de seize thèmes ! Bon d’accord, on peut publier de manière rétroactive, et je ferai ce que je peux, mais je vais d’abord essayer de suivre à nouveau le rythme hebdomadaire. Mais quand j’ai vu le thème alors que ma dernière participation remontait à fin février, ne vous étonnez pas si j’ai d’abord pensé aux frimas de l’hiver 😉 … Mais je suis certain que vous ne resterez pas de glace devant les autres participations chez Carole !

Namur – 24 février 2018

Les pavés de l’été 2018

Voici que Juin est bien avancé et le Mois Anglais va bientôt se terminer 🙁 … Il me reste La fille d’avant à chroniquer et Le chagrin des vivants à achever de lire. S’il me reste un peu de temps, je voudrais encore lire Opération Sweet Tooth, qui traîne dans ma PAL depuis trop longtemps. Mais il faut préparer la suite ! Après l’Europe de l’Est, l’Italie, la Belgique et l’Angleterre, vers quelles contrées s’embarquer pour le temps des vacances ? Rien à l’horizon ? Alors, changeons notre fusil d’épaule : le défi ne sera plus géographique mais se comptera en nombre de pages ! En route donc pour le challenge Pavé de l’été organisé par Sur mes brizées. Le principe est simple : lire un (ou des) volume(s) d’au moins 600 pages 😉 ! Vite, un petit tour dans ma PAL, et je trouve (entre autres) :

  • L’équilibre du monde de Rohinton MISTRY (882 p) : un fameux pavé celui-là !
  • La disparition de Stéphanie Mailer de Joël DICKER (635 p) : un thriller qui ne devrait pas me poser trop de problèmes, d’autant que j’adore Joël Dicker.

Oui, mais voilà, en réponse à mon billet sur Le son du cor, Rachel me conseille un autre roman bâti sur une victoire des nazis lors de la Seconde Guerre mondiale. Et justement, il se trouve disponible à la bibliothèque. Pour faire bonne mesure, j’ajouterai donc :

  • Le faiseur d’histoire de Stephen FRY (645 p.)

Voilà, l’été sera chaud 😉 !

David Wark Griffith : Le lys brisé

Elles ont toutes les deux vu Le lys brisé, trois fois, et elles auraient pu encore le voir davantage, là-bas dans le grand cinéma de Broadway, assises au milieu des peaux d’oranges sucées et des coques de cacahuètes, se pâmant tandis que Lillian Gish tombait amoureuse du Chinois, fumait de l’opium, se faisait tabasser par son père et mourait.

Anna Hope, Le chagrin des vivants – p. 170

Je ne me souviens plus d’avoir regardé de film en Noir et Blanc, encore moins muet… De plus, à chaque fois, c’était un film comique : Chaplin, Buster Keaton, etc. C’est une expérience qui me manque : un mélodrame muet, comme Le lys brisé . Je vous propose ci-dessous un court extrait sous-titré en français, mais le film entier (en version anglaise, je parle des commentaires, puisque c’est un film muet) est disponible ici. Dès que j’aurai un peu de temps, je le visionnerai. Notez que que si le film est muet, cela ne veut pas dire silencieux : la bande son est impressionnante !

Dernière petite remarque : le film date de 1919 et l’histoire du Chagrin des vivants se déroule en 1920 : Anna Hope a bien travaillé sa recherche documentaire !