2018 en 52 photos #35

Hier, j’avouais que j’avais beaucoup de billets de lecture en retard. Je poursuis aujourd’hui mes confessions : j’avoue avoir autant de retard dans ma participation au projet 52 Semaines en photos en 2018 des Bottes Rouges.

Et oui, quand on arrête de bloguer, la roue du temps, elle, ne s’arrête pas ! Elle ne procrastine pas, elle ! Tiens, en parlant de roue, cela tombe bien, c’est justement le thème de cette semaine. Lors des fêtes de fin d’année 2017, je n’ai pu résister à prendre en photo la grande roue de Namur. Installée sur la petite place du théâtre, il n’y a guère de possibilité de recul, et je n’ai pas vraiment de grand angle. J’ai donc finalement décidé de monter en haut de la citadelle et de la photographier au télé. Evidemment, impossible de faire l’impasse sur les bâtiments qui l’entourent, ce qui explique que je n’ai pu photographier qu’une portion de roue 😉 : j’espère que cela compte quand même 🙂 .

Par contre, je ne sais pas chez vous, mais ici, notre roue change régulièrement de couleur 😉 ! Et comme je ne savais pas me décider, j’ai pris plusieurs clichés et j’ai réalisé un petit montage.

Et si vous voulez d’autres roues, c’est que cela se passe.

Namur – 25 décembre 2017

Le mois américain

Bon d’accord, j’ai une pile hénaurme de billets de lecture en retard. Mais c’est promis, je m’y mets dès demain 🙂 ! Toutefois, cela ne m’empêche pas de lire… Et donc, j’ai décidé, en ce mois de septembre, de participer au mois américain organisé par Titine.

Actuellement, je suis en train de dévorer Etat de siège, de Stephen Coonts 🙂 . J’ai d’autres titres américains dans ma PAL, mais je n’ai pas encore fait mon choix pour la suite.

Hélicicide (Postface)

Me voici enfin de retour dans la blogosphère 😉 ! Je suis parti en vacances le 26 juillet, mais, rassurez-vous, il y a belle lurette que je suis rentré 🙁 ! Mais voilà, malgré des vacances ressourçantes en montagne, j’ai de nouveau succombé à mon mal chronique, la procrastination… Ajoutez à cela une chaleur accablante, des soucis de santé dans la famille, 400 copies d’examens à corriger et des délibés interminables : vous aurez là l’explication de mon silence de ces dernières semaines.

Mais voilà, comme aujourd’hui est un jour un peu particulier, j’ai décidé de le célébrer en réactivant mon blog. En quoi ce 1er septembre est-il particulier ? Parce que c’est la rentrée ? D’abord, en Haute Ecole, la véritable rentrée a lieu le 15 septembre. Et puis, des rentrées, il y en a tous les ans, non ? Oui, mais cette rentrée est un peu particulière en ce sens que c’est plutôt le début de la sortie 😉 . Je m’explique : le 1er septembre 2019, je prendrai ma pension. En d’autres termes, à partir d’aujourd’hui, je vais – sur le plan professionnel – tout faire pour la dernière fois. Dans quelques jours, ce sera ma dernière rentrée académique, la dernière cohorte d’étudiants à qui j’enseignerai la programmation, et ainsi de suite… A vrai dire, je ne me suis pas encore vraiment fait à cette idée…

Mais revenons-en au titre de ce billet ! En rentrant de Morzine, nous avons fait escale à Beaune. En Bourgogne. Vous suivez ? Le dernier jour, sur le chemin du retour vers notre (pas si) plat pays, j’avais pensé faire le détour par Vernot, mais le détour était trop important, et il faisait trop chaud. N’empêche qu’à Beaune, j’ai pensé à nos gentils gastéropodes. Et j’ai même fait plus qu’y penser, j’en ai mangés 😉 !

Et devinez le nom du restaurant !

Beaune – 5 août 2018
Beaune – 5 août 2018

 

Pause estivale

Photo non contractuelle : elle date de l’an dernier.

Eh bien voilà, tout arrive, même les vacances 😉 ! Nous partons demain matin jusqu’au 7 août (Le sept août, c’est tout 🙁 ). Aurai-je le temps ? Aurai-je une connexion Internet ? Aurais-je la motivation suffisante ?

Bref, rien ne dit que je ne posterai rien, mais ne vous étonnez pas si ce blog reste muet une douzaine de jours : cette fois, c’est parce que tout va très très bien 😉 !

Comparaison 003

Il me semble qu’il y a longtemps que je ne vous ai plus proposé de comparaisons, alors pour me faire pardonner, je vous en propose trois pour le prix d’une, trois dans un seul paragraphe. Bon, la première n’est pas vraiment une comparaison et ne méritait pas d’être citée. La deuxième n’est pas mal, mais je trouve que la troisième vaut le détour ! Bien que je ne vois pas exactement, ici, à quoi correspond le terme totem

Soudain, un rat, gros comme une loutre, sa fourrure trempée, bondit sur le sentier devant moi, manquant de se cogner à ma roue avant toute neuve de chez Cyclorama. Je poussai aussitôt un cri involontaire d’horreur et de peur, et le rat complètement paniqué dérapa et fila comme une voiture de rallye qui aurait perdu le contrôle, manifestement beaucoup plus terrifié que moi. Il effectua deux tonneaux, se remit sur ses pattes et replongea dans les taillis, des feuilles, des brindilles et des cailloux collés à son dos comme des totems à la robe de mariée d’une épouse mexicaine.

Stephen Fry – Le faiseur d’histoire – p. 581

Hélicicide (08 et fin)

Et voilà, la boucle est bouclée : ce feuilleton a débuté avec le conte du lundi 116, et il se termine avec le conte du lundi 117 😉 !

Ce matin, notre fils nous a amené Louis en coup de vent, pour une semaine de vacances avec nous. Puis il a rapidement regagné Paris, son boulot, son boulot, il n’a jamais que ce mot là à la bouche. C’est sans doute pour cela que Elisabeth l’a quitté. Toujours est-il que Isabelle est restée auprès de Louis, ce qui m’arrange plutôt. Je préférais être seul pour mon entrevue avec Angélique.

Me voici donc à l’entrée du camping. Je suis déjà passé plusieurs fois devant en voiture, mais c’est la première fois que j’y viens. Du moins en journée, car c’est vrai que j’y suis venu cette nuit, mais cela ne compte pas.

C’est un petit camping. Tout au plus une trentaine d’emplacements. Aujourd’hui, il semble désert. Toutes les parcelles sont occupées, mais il n’y a que des tentes, aucune voiture. Sans doute les vacanciers sont-ils tous en vadrouille. Cela n’est pas pour me déplaire.

Personne à l’accueil. Seul un léger bruit se fait entendre, un bruit d’eau rafraîchissant. Je me dirige donc vers la piscine et au détour du bloc sanitaire, je la découvre, plus belle que dans mon souvenir. Inlassablement, elle enchaîne les allers-retours. Je me garde bien de l’interrompre et vais m’asseoir dans un transat, me contentant de la contempler. Continuer la lecture de « Hélicicide (08 et fin) »

Hélicicide (07)

Cet avant-dernier épisode aurait dû participer au jeu de l’été  chez Miletune, mais voilà, j’ai pris le défi en retard, et il est aujourd’hui terminé. J’ai toutefois, pour le fun, gardé le septième incipit, tiré de Le monde inverti de Christopher Priest. Quand j’ai commencé ce feuilleton, l’idée de départ m’a été soufflée par le sujet Histoire d’escargot des Impromptus Littéraires. Hélas, l’escargot a pris, et c’est normal, beaucoup de retard. Alors, c’est le thème suivant que j’ai retenu (qui se termine aujourd’hui) : Cahier de vacances. Voici donc un extrait du cahier de vacances que notre inspecteur préféré a acheté pour la venue de son petit-fils.

J’avais atteint l’âge de mille kilomètres.

Nous sommes bien d’accord : cette phrase n’a aucun sens… Il est important de maîtriser les unités de mesure, mais il faut d’abord ne pas faire de confusions, et de bien associer les unités de mesure aux grandeurs correspondantes. Par exemple, le kilomètre est une mesure d’espace, et non de temps. Bon, d’accord, vous avez déjà peut-être entendu parler d’espace-temps, mais c’est bien trop compliqué pour des élèves de votre âge.

Mais en ce qui concerne la mesure de l’âge, revenons à nos moutons, ou plutôt à nos escargots. La durée de vie des escargots varie selon les espèces. Dans la nature, les Achatinidae vivent de cinq à sept ans alors que les Helix dépassent rarement l’âge de trois ans. Leur mort est souvent due à des prédateurs ou à des parasites. En captivité, leur longévité est bien plus longue et va de dix à quinze ans pour la plupart des espèces. Certains escargots ont vécu plus de trente ans. (Wikipedia)

Mathématique

Nous vous proposons maintenant un petit exercice de calcul. Sachant que la vitesse moyenne d’un escargot adulte est d’un millimètre par seconde, calculez la distance qu’il parcourt en une minute.

Effectuons maintenant un calcul dans l’autre sens : combien de temps faudrait-il à un escargot pour parcourir la distance de mille kilomètres ? Est-ce compatible avec la durée de vie moyenne d’un escargot ?

Lecture silencieuse

Après avoir attentivement lu le texte ci-dessous, répondez aux questions suivantes :

  1. Comment se procure-t-on des escargots ?
    • on les ramasse
    • on les cueille
    • on les récolte
    • on les pêche
    • on les chasse
    • on les court
  2. Quel est l’autre nom que l’on donne au mucus de l’escargot ?
  3. Dans le cas d’un élevage d’escargots, citez trois plantes qu’il faut éviter de leur donner à manger. Pour quelle raison ?

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Hélicicide (06)

Sixième et dernier incipit chez Miletune, tiré cette fois de Déclic  de Patrick Cauvin. Dernier incipit, mais pas dernier épisode : ce « feuilleton » se terminera dans deux jours 😉 !

Ils étaient une vingtaine. Au moins ! Tapis dans l’ombre. En silence. Comme s’ils m’attendaient. Ils ne savaient pourtant pas que j’allais venir, puisque je ne le savais pas moi-même.

A mes côtés, Isabelle continuait de ronfler inlassablement. Quant à moi, impossible de dormir. Je ressassais ce ce qu’elle m’avait appris tout à l’heure. Elisabeth, la propriétaire de notre chambre d’hôtes, officiait deux fois par semaine au village comme bibliothécaire. C’est ainsi qu’elle avait fait la connaissance d’Angélique l’année dernière. Elles étaient devenues amies, malgré la différence d’âge. Angélique avait lamentablement raté sa première année d’Ecole Supérieure, avait décidé d’arrêter ses études et de travailler. Mais de cela, pour ses parents, il n’en était pas question. Elle devait au minimum passer sa seconde session afin de prouver sa bonne volonté. Mais bon, puisqu’elle voulait travailler, il n’y avait plus de raison pour continuer à subvenir à ses besoins. En conséquence de quoi, ils lui avaient coupé les vivres. Désemparée, un beau matin de juillet, elle avait quitté le nid familial pour partir à l’aventure, en stop. C’est ainsi que le jour même au soir, elle était arrivée à Vernot. Elle avait demandé le gîte au camping, ce que Jean Nolain avait été trop heureux de lui accorder. Ils étaient tous les deux en manque : Angélique lui avait offert un peu d’affection, Jean lui avait offert un toit et du travail. On ne bâtit pas là dessus une grande histoire d’amour, mais une vie de couple raisonnable était possible. Continuer la lecture de « Hélicicide (06) »

Hélicicide (05)

Pour ce nouvel épisode, j’ai donc choisi un cinquième incipit chez Miletune, tiré cette fois de La liste de mes envies  de Grégoire Delacourt.

On se ment toujours.

Voilà ce que je me disais dans le train qui me ramenait vers Dijon.

Je me crois fort, mais je ne suis qu’un faible. Après mon deuxième côte-de-Beaune, j’ai voulu comparer avec un Macon. J’ai raté mon train. J’ai noyé mon dépit avec un Montrachet. J’ai raté un deuxième train. Je suis passé à l’eau minérale et ai attrapé de justesse le dernier train m’assurant une correspondance vers Is-sur-Tille. Continuer la lecture de « Hélicicide (05) »

Hélicicide (04)

Pour ce nouvel épisode, j’ai donc choisi un quatrième incipit chez Miletune, tiré cette fois de Jacques le fataliste et son maître  de Diderot.

Comment s’étaient-ils rencontrés ?

Je suis persuadé que si je parviens à trouver le lien qui unit Angélique et Brodeck, j’aurai fait un grand pas dans mon enquête ! En ce qui le concerne, son accent et ses références culinaires m’indiquent la nationalité belge. Donc, premier point commun entre les deux, mais une nationalité commune, même belge, ne suffit pas à élucider une affaire policière.

Ensemble sur les bancs de l’école ? Peu plausible. A vue de nez, il doit avoir une bonne trentaine d’années, et elle une dizaine en moins. C’est vrai qu’elle est fort jeune !

Le problème – est-ce l’âge ? – c’est que je suis grillé des deux côtés. Penser à la manière dont j’ai mené cette enquête jusqu’à présent me déprime et me donne envie de prendre ma prépension. Pour autant que ce soit encore possible l’année prochaine, quand j’aurai l’âge requis.

Voilà les sombres pensées que je rumine en sirotant un deuxième côte-de-Beaune (j’y prends goût depuis que je séjourne dans la région) au buffet de la gare du Nord, en attendant le train qui me ramènera à Dijon.

Il faut bien me rendre à l’évidence : j’en suis arrivé à un point où je dois me résoudre à demander de l’aide… Bien, si mes déductions sont correctes, si Brodeck est belge, il aura certainement pris la correspondance pour Bruxelles. L’idéal serait donc de pouvoir le prendre en filature dès sa sortie du TGV.

Bingo ! Pourquoi ne pas faire appel à Pol Demeesmaker, policier belge à la retraite à qui j’ai naguère rendu moult services ? Il me doit bien ça. Evidemment, avec ma chance habituelle, il sera certainement en villégiature à l’étranger ! Mais cela ne coûte rien d’essayer.

Rebingo ! Pol était là, sans rien de prévu dans son agenda, et à l’heure actuelle il doit être à la gare, juste à temps pour filer Brodeck. Il ne me reste plus qu’à attendre de ses nouvelles.