cartel

Je connais bien sûr la définition du mot cartel, cette entente entre entreprises, dont l’objectif est de limiter la concurrence pour se faire du flouze sur le dos des consommateurs. Je savais aussi que cela pouvait s’appliquer à une entente entre narcotrafiquants (qui n’a jamais entendu parler du cartel de Medellin ?), mais je ne savais pas qu’un cartel pouvait donner l’heure…

Le restaurant était à présent plein de gens qui bavardaient et riaient sur un fond d’orchestre et de tintements de vaisselle, et, levant les yeux vers le cartel qui surmontait la porte, je vis qu’il était deux heures.

Daphné Du Maurier – Rebecca – p.24
Traduction de Denise Van Moppès

Et bien oui, et même mon Larousse le savait (mais moi pas), un cartel est aussi une pendule murale, portée ou non par un socle en cul-de-lampe…

contremander

Un peu honteuse de mon allégresse, je téléphonai à ses amis afin de contremander la petite réunion qui devait avoir lieu le soir et descendis au restaurant une bonne demie-heure avant le moment habituel de notre repas.

Daphné Du Maurier – Rebecca – p.21
Traduction de Denise Van Moppès

Le contexte est clair : il ne peut s’agir que d’un synonyme de décommander. Le Wiktionnaire et le CNRTL confirment mon intuition, mais il est étrange de constater que ce verbe est absent de mon Larousse.

gisquette

Elle se détacherait de lui probablement si jamais elle découvrait aussi qu’il avait deux fausses incisives. C’est pourquoi, dès qu’il lui « roulait un patin », il fallait qu’il fût terriblement sur ses gardes : imaginez qu’il aille perdre son appareil ! C’est qu’elle était vachement difficile. Elle pouvait se le permettre, d’ailleurs ! C’était de loin, la plus chouette gisquette du quartier.

James Herbert – Les rats – p. 144
Traduction : Jacqueline Huet

Une consultation rapide de mon Larousse : rien, pas de gisquette… Recours obligé à Internet. Et là, surprise, sur le site de Larousse lui-même : « Populaire et vieux. Jeune fille » . D’accord, c’est cohérent avec l’extrait. Je décide pourtant de poursuivre mes recherches. Et sur le site du CNRTL, je découvre qu’en argot ce terme désigne une « Prostituée, fille en carte » . Et de même proposer une possible étymologie : « peut-être du nom d’Henri Gisquet [1792-1866] préfet de police qui imposa une carte aux prostituées » .

June is back !

Lors de mes précédentes tentatives bloguesques, j’ai toujours essayé de participer à des challenges de lecture. Avec des résultats plus que mitigés, je dois le reconnaître, ayant généralement les yeux plus gros que le ventre. Pour ce nouveau blog, je ne pouvais toutefois pas résister aux sirènes et ne m’inscrire à aucun défi ou challenge de lecture. J’ai toutefois pris quelques décisions (qui me semblent sages) :

  • Ne pas me mettre inutilement la pression. Donc, ne pas multiplier les inscriptions !
  • Ne pas m’inscrire à des challenges déjà démarrés : rien n’est plus dangereux que d’essayer de monter dans un train en marche !
  • Respecter un quota de livres issus de ma PAL : pas plus de 3 emprunts mensuels à la bibliothèque.

Ceci dit, il est temps de m’inscrire à mon premier challenge : le fameux mois anglais (il s’agit de la sixième saison !) organisé par Lou et Cryssilda.

C’est le moment de dépoussiérer votre plus belle théière, de sortir vos recettes de scones, vos mugs « England Forever », vos parapluies, votre intégrale de Dickens et vos albums de vacances favoris !

Billets libres, lectures communes, comme chaque année il y en aura pour tous les goûts. Le seul mot d’ordre : fêter l’Angleterre sur nos blogs. Pour le détail des lectures communes et autres propositions, je vous renvoie aux blogs des organisatrices. Pour ma part, comme je l’expliquais plus haut, je vais essayer de ne pas me mettre la pression : il vaut mieux tenir de petits engagements que s’engager beaucoup et ne rien tenir. D’autant que le mois de juin, avec sa cohorte de corrections, délibérations et autres réunions risque de ne pas me laisser autant de temps libre que souhaité.

En fonction de ma PAL, j’envisage les lectures suivantes :

  • la trilogie des rats de James Herbert (je suis en train de lire le premier opus, sobrement intitulé Les rats)
  • Pour le 12 juin, j’ai bien envie de relire Rebecca de Daphné Du Maurier et d’en regarder l’adaptation par Hitchcock.
  • Pour le 24 juin, j’aurai certainement eu le temps de lire un polar, Agatha Christie ou autre.
  • Idem pour le 26 juin, avec un peu de SF, peut-être un H.G. Wells
  • Pour le 27 juin, consacré à Ian McEwan, j’ai Opération Sweet Tooth qui m’attend depuis trop longtemps dans ma bibliothèque.
  • Comme je risque fort de devoir donner, lors de la prochaine rentrée, l’un ou l’autre cours en anglais, il est urgent de rafraîchir mes connaissances linguistiques. Je vais donc essayer de lire un peu en version originale : par exemple Boy: Tales of Childhood de Roald Dahl (« écrivain britannique, né au Pays de Galles de parents norvégiens » me dit Wikipedia : est-ce assez anglais ?)

Ouh là : cela me semble bien chargé tout cela ! il me faudra beaucoup de discipline pour mener à bien toutes ces lectures ! God save the reader !