feluette

Un couple, déjà, s’était formé, deux feluettes boutonneux d’une grande laideur qui, aussitôt échangée la poignée de main de présentations, s’étaient lancés dans un concours de dates d’enregistrement, de qui chantait avec qui […]

Michel Tremblay, La nuit des princes charmants, p.37

Mon Larousse reste bien sûr muet face à cette nouvelle découverte québecoise. Dès lors un seul recours : Internet ! Et ce n’est pas facile !

J’ai d’abord commencé à apprendre que le mot feluette n’est pas valide au scrabble… Quant au Le québécois – Guide de conversation pour les Nuls (extrait disponible chez Google), il précise simplement qu’il s’agit d’une personne chétive, l’origine du mot étant à chercher dans fluet , qui signifie mince, délicat. Le Parler populaire des Canadiens français est encore plus direct, puisque pour lui, c’est un synonyme de fluet.

Et pourtant… N’y a-t-il rien de plus ? Les feluettes ou la répétition d’un drame romantique est une pièce de théâtre (datant de 1987) de Michel Marc Bouchard, adaptée au cinéma en 1996 et devenu un opéra en 2016. Le plus (ou le moins ?) surprenant de l’histoire, c’est qu’il s’agit d’un idylle homosexuelle… Replacé dans le contexte de La nuit des princes charmants, la précision est d’importance…

Je ne suis manifestement pas le seul à m’être interrogé à propos de ce mot : un participant à un forum Google se posait la même question… Et un autre participant de lui répondre :

Un fluet, avec une déformation de la première syllabe, une épenthèse, et puis une terminaison féminine pour dire que l’on parle d’un homosexuel. Très expressif… Donc un être frêle, mince et fragile. Les Québécois sont plus directs dans ce domaine que les Français.

Et voilà donc qui est éclairci 😉 !

 

 

Voisins Voisines 2018

Vous reprendrez bien un petit challenge ? Alors je vous propose le sympathique Voisins Voisines, géré par A propos de livres…

Le principe est simple :

lire des romans européens (hors France), afin de découvrir la littérature contemporaine de nos « voisins et voisines ».

Vous l’aurez compris, ce challenge est organisé par nos voisins français, ce qui ne le rend pas moins sympathique 😉 . Subséquemment, lorsque je lis « belge », je lis Voisins Voisines !

Attention toutefois à un terme auquel je n’avais pas prêté attention lors de ma première participation (sous un autre pseudo) : contemporaineCela signifie que, pour être pris en compte, les romans doivent avoir été publiés après 1960. C’est ainsi que mes lectures d’Agatha Christie n’avaient pu être comptabilisées… Mais rassurez-vous : le choix reste immense !

Il ne me reste plus qu’à faire mon choix dans ma PAL : j’ai de quoi tenir sans problème jusqu’à la fin de l’année 🙂 .

 

Petit Bac 2018

Le 4 janvier de cette année, alors que je m’appelais encore Passion Culture, j’écrivais :

J’ai beau avoir pris la bonne résolution de ne plus jouer à l’écureuil en 2017, je ne peux m’empêcher d’accumuler les inscriptions aux challenges lectures. Le plus difficile sera de trouver le juste équilibre entre se motiver et se mettre la pression au point de souffrir d’un burn-out bloguesque. Nous verrons dans un an si j’aurai réussi à éviter cet écueil.

Inutile de dire que mes résolutions se sont révélées être un fiasco 🙁 . Qu’à cela ne tienne, j’ai décidé de remettre le couvert en 2018 !

Mon chou-chou (même si je n’ai jamais réussi à terminer la moindre ligne), c’est ce challenge incontournable de la blogosphère littéraire, j’ai nommé le Petit Bac. Il a pour but de finir au moins une ligne de 10 (ou 11) titres d’ici le 31 décembre 2018. Les catégories retenues cette année sont :

PRÉNOM : masculin ou féminin, surnom, diminutif (mais pas nom de famille)

LIEU : réel ou imaginaire … (ville, pays, état, continent, fleuve, mer, lieu naturel, construit, aménagé…, « ici » et « là » sont acceptés et les pièces, mais pas les bâtiments.

ANIMAL : réel ou imaginaire… (de l’insecte au dinosaure en passant par les licornes et les sirènes et les mots associés comme « animal », « bête », « bestiole »…)

OBJET : petits ou gros, du moment qu’ils sont transportables. Le mot « objet » est accepté mais pas « maison » ou « immeuble » par exemple.

COULEUR : Toutes les couleurs que l’on peut trouver dans les catalogues de peintures sont acceptées 😉 et aussi les mots « couleur », « teinte », « nuance »…

DÉPLACEMENT/ MOYEN DE TRANSPORT : Tous les verbes de déplacements ou les moyens de transport que ce soit avec le corps ou avec des véhicules.

PASSAGE DU TEMPS  : tout ce qui découpe le temps qui passe (minutes, heures, jours, semaine, mois, année, dates, matin, midi, soir, après-midi, passé, présent, futur, moment, maintenant, avant, après, vie et mort…)

TITRE MOT UNIQUE : le titre ne doit contenir qu’un seul mot !

MOT POSITIF : un mot qui comme son nom l’indique évoque quelque chose de positif (nom ou adjectifs comme joie, bonheur, amour, beauté, fête, victoire, charmant,  gentillesse, heureux, charmants, aimable…)

ART: tout ce qui a un lien avec l’art (musique, écriture, peinture, cinéma, poésie ; les noms d’artistes et de courants (picturaux ou musicaux par exemple) ; les objets liés à la peinture (pinceaux, atelier, toiles), la photographie (appareil photo, tirage), la musique (instruments, partition…), etc.

GROS MOT (bonus facultatif) : assez libre puisque est accepté tout ce qui peut être dit d’un ton insultant ou méprisant… Ça va de « zut », « flûte », « crotte » jusque aux grosses insultes bien vulgaires en passant par des grossièretés plus fleuries à la Capitaine Haddock ! Tout ce qui, quand c’est dit sur un certain ton, peut être insultant.

J’ai déjà repéré dans ma PAL suffisamment d’idées que pour remplir deux lignes, mais comme je voudrais combiner ce challenge avec d’autres défis, je ne révélerai rien à l’avance 😉 !

Challenges pour un nouveau départ

Hélas, les années passent, les pseudos changent, mais les problèmes restent les mêmes… L’année dernière, plus exactement le 19 octobre, j’écrivais un billet intitulé Blog en pause :

Désolé. Vraiment désolé.

Mais je jette l’éponge. Me mettre la pression pour rédiger un billet (presque) quotidien, je n’y arrive pas. Même hebdomadaire, actuellement, je n’y arrive pas.

Alors, plutôt que me miner parce que je n’y arrive pas, je préfère décrocher. Cette fin d’année est beaucoup trop chargée pour moi, et je dois absolument lâcher du lest si je veux garder la tête hors de l’eau. Je n’arrive même plus à lire… C’est dire si la situation est « grave ».

Mais ceci ne devrait être que provisoire. Début 2017 devrait être moins chargé. Professionnellement, tout comme sur le front de mes autres activités.

Alors je vous donne rendez-vous le 1er janvier 2017 😉 ! D’ici là, portez vous bien !

Cette année, j’ai craqué plus tard : mon dernier billet date du 3 décembre, mais j’avais déjà commencé à être très irrégulier dans mes publications. Alors cette année, comme l’année dernière, je me promets que « tout va changer » à partir du 1er janvier ! Et pour me motiver (on peut toujours rêver) j’ai décidé de m’inscrire à quelques challenges, tant de lecture et d’écriture que photographiques 😉 !

Challenges lecture

Il y a d’abord les incontournables, qui ont déjà commencé (Challenge Polar et Thriller 2017-2018 chez Sharon) ou qui commencent le premier de l’an neuf : Petit Bac 2018 chez Enna et Voisins-Voisines 2018 chez A propos de livres. A tout seigneur tout honneur, ces challenges méritent bien qu’un billet individuel leur soit très prochainement consacré 🙂 !

Il y a bien évidemment aussi les mois consacrés à un pays : si les challenges des années précédentes sont encore organisés, Avril sera Belge, Mai Espagnol, Juin Anglais, Septembre Américain, Octobre Italien, Novembre Québecois et Décembre Scandinave ! Quant aux deux mois d’été, ils seront consacrés à la lecture de l’un ou l’autre Pavé de l’été (plus de 600 pages). D’ici avril, j’ai le temps de m’échauffer 😉 .

Et enfin, deux derniers, qui ont la particularité de voir les consignes changer régulièrement :

  • Un mot des titres : pour le 15 février, le titre doit contenir le mot du : déjà lu, mais (bien sûr) pas encore chroniqué : Chroniques du pays des mères.
  • Lire sous la contrainte : la prochaine contrainte ne sera connue que le 7 janvier.

Challenges écriture

Les ateliers d’écriture en ligne sont nombreux à m’attirer, peut-être me faudra-t-il opérer des choix ? Je pense plus particulièrement aux Impromptus littéraires, au Défi du samedi et à Une photo, quelques mots chez Leiloona.

Challenges photos

Depuis le lancement de mon blog actuel, j’ai sporadiquement participé à Silent Sunday, mais je ne pense pas continuer. Pourtant ce rendez-vous dominical est bien sympathique, mais c’est paradoxalement l’absence de contrainte qui me gêne… J’ai besoin de me sentir forcé d’avancer, sinon ma procrastination me pousse à stagner. J’envisage donc plutôt une contrainte hebdomadaire, comme chez Les bottes rouges. J’y consacrerai très prochainement un billet spécifique.

Allons, haut les cœurs !

L’année 2018 s’annonce plein de défis passionnants à relever !

tuque

Mes vêtements claironnaient-ils mon origine roturière ? Est-ce que je sentais encore le restant de soupe aux pois que j’avais mangé avec tant d’appétit avant de partir de la maison ? Le pompon de ma tuque était-il trop gros ?

Michel Tremblay, La nuit des princes charmants, p.35

Encore un mot québecois, que forcément je ne connaissais pas, mais qui se trouve bel et bien dans mon Larousse :

Bonnet d’hiver, généralement de forme conique.

sloche

La rue Sainte-Catherine était bloquée dans les deux sens ; un bouchon s’était formé en direction de l’ouest à partir de Bleury et je dus marcher le reste, une demi-heure d’enfer à patauger dans la sloche en maudissant mon amour pour l’opéra.

Michel Tremblay, La nuit des princes charmants, p.33

La sloche avait gelé d’un seul coup, se transformant en une glace inégale, raboteuse, surtout dans l’ombre d’un théâtre où ne brillait qu’une petite lumière rouge, comme à la porte d’un bordel.

Michel Tremblay, La nuit des princes charmants, p.79

Lire québecois a, entre autres avantages, celui de me fournir une bonne réserve d’idées de billets étiquetés Vocabulaire 😉 . Quant à cette sloche, les deux extraits donnent une bonne idée de ce dont il s’agit ! Et pas besoin d’Internet pour en avoir confirmation, même mon Larousse connaît ce mot!

Mélange de neige fondante, de sable et de sel sur les trottoirs, la chaussée.

Et pour être complet, il ajoute que ce mot vient de l’anglais slush, et que son emploi est critiqué. Wiktionary précise que la graphie slush est plus fréquente. Mais alors, ils parlent anglais ? Quant au site Je parle québecois, il parle de neige fondante et très sale. Presque de la gadoue. Bref quelque chose que nous connaissons bien en Belgique aussi, même si c’est probablement moins fréquent qu’au Québec.

quétaine

En fait, l’opéra nous donne la permission d’être quétaines ! Les chic connaisseurs de Bayreuth et de La Scala, l’engeance la plus snob et la plus discriminatoire du monde, le savent-ils qu’ils sont de vénérables quétaines ? J’y pense souvent et je ris dans ma barbe naissante.

Michel Tremblay, La nuit des princes charmants, p.20

Mon Larousse n’étant pas très orienté québecois, j’ai été obligé de faire appel à Internet.

De mauvais goût, démodé ou qui relève du cliché, du kitch. Qui présente un caractère désuet ou passé de mode. Peut également s’orthographier Kétaine.

Québec en novembre 2017

Bon d’accord, m’inscrire  le 25 novembre à un challenge de lecture qui se déroule durant le mois de novembre, c’est bien triste 🙁 … Mais comme je l’expliquais hier, si je ne tiens plus ce blog depuis près de trois mois, je ne me privais quand même pas totalement de lecture, et, justement, dans l’espoir de participer au mois québecois organisé par Karine et Yueyin, j’ai emprunté La nuit des princes charmants, de Michel Tremblay, et l’ai enfin terminé hier. Billet sans doute lundi.

En rendant ce livre à la bibliothèque, j’ai pris Chroniques du pays des mères, de Elisabeth Vonarburg, dont j’ai entendu parler (en bien !) depuis longtemps. Malheureusement, ce pavé de plus de 600 pages, je ne l’aurai pas terminé dans les temps, loin s’en faut. Tant pis : qu’importe le challenge pourvu qu’on ait l’ivresse de la lecture 😉 !

succotash

Au dîner, ils mangèrent les steaks au barbecue de Denny et le succotash maison de Nora. La cuisine de Nora était assez rustique ; le succotash ne faisait pas partie des habitudes culinaires de la famille.

Anna Tyler, Une bobine de fil bleu, p.134

Je ne connaissais pas le succotash, et mon Larousse non plus… Bon, le contexte est clair : il s’agit d’un plat rustique ! Mais encore ?

Dès lors, direction Internet. Cette fois, c’est Wikipedia qui vient à mon secours : il s’agit d’un plat de la cuisine américaine dont les principaux ingrédients sont les haricots de Lima et le maïs, éventuellement accompagnés de morceaux de viande ou de poisson salés.

Rentrer

Quoi ? Plus aucun billet depuis le 16 juillet ? Est-ce possible ?

Accusé, qu’avez-vous à dire pour votre défense ?

Dans un premier temps, je suis parti deux semaines en vacances à l’étranger, période pendant laquelle la carte wifi de mon portable a choisi de se faire la malle. Normal, elle aussi avait besoin d’un peu déconnecter ! De retour (vers le 4 août), j’ai été très pris par la préparation de quelques cours particuliers, que j’avais accepté de donner, alors que je connaissais très mal la matière (algèbre financière)… Ensuite, après le 15 août, ce fut la folle sarabande des examens à surveiller, à corriger, puis les interminables délibés… Bref, je plaide coupable, mais avec circonstances atténuantes.

Quoi qu’il en soit, pour me faire pardonner, j’ajoute un verbe à ma collection : rentrer. Au pied de la lettre (en l’occurrence, un r) : entrer à nouveau dans un lieu où l’on était déjà entré, mais duquel on était sorti. Rentrée scolaire, ce matin, pour beaucoup de jeunes enfants en âge de maternelles ou d’école primaire. Cinq de mes petits-enfants étaient dans ce cas. Mais le sixième (deux ans et demi) allait aujourd’hui pour la première fois à l’école. Peut-on encore, dans ce cas, parler de rentrée ? Quant à moi, c’est bien d’une rentrée qu’il s’agit. J’ai renoncé, pour ne pas déprimer, à les compter, je sais seulement qu’il s’agit de l’avant-dernière 🙂 ! Je ne sais par ailleurs pas pourquoi j’ai ajouté un smiley : même si cette prise de pension anticipée (de deux ans) en 2019 est un choix personnel, je ne peux m’empêcher de vivre l’approche de cette prochaine étape comme un signe tangible de mon avancée en âge. Ah, comme le chantait le grand Jacques, mourir la belle affaire, mais vieillir ! Mais assez pleurniché : gémir n’est pas de mise (je suis fidèle dans mes sources d’inspiration), pas plus aux Marquises qu’ici.

Revenons donc à nos rentrées. Mais non, pas d’argent ! Je veux parler de la charge symbolique que porte la notion de rentrée, cette impression que l’on remet les compteurs à zéro et que tout est de nouveau possible ! D’ailleurs, je crois beaucoup plus aux bonnes résolutions du premier septembre qu’à celles du premier janvier… C’est ainsi qu’en ce jour de rentrée, je prends la résolution de tenir régulièrement ce blog 😉 !

Et puis, il y a bien sûr la rentrée littéraire ! Mais qui rentre à nouveau dans quel lieu ? Le lecteur chez le libraire ? Ou les livres dans mon salon ? Allons, foin d’arguties ! C’est avec grand plaisir que je m’inscris au challenge organisé par Sophie Hérisson : son objectif est de lire, d’ici le 31 janvier 2018, 1% de la rentrée littéraire. Faites vos comptes : puisque le nombre officiel de livres sortis dans le cadre de cette rentrée 2017 est de 581, il faut lire 6 livres. Soit un livre par mois. Cela me semble raisonnable, isn’t it ?