Petit Bac 2019

C’est un des challenges que je préfère ! Je m’y inscris chaque année, mais je ne suis pas certain d’avoir jamais terminé la moindre ligne 🙁 … 2019 me portera-t-il chance ? Mais non, il ne s’agit pas de chance, simplement de temps libre… et d’un minimum de volonté (pour faire obstacle à la procrastination !

Toujours bien évidemment organisé (depuis 2011 !) par Enna, les consignes sont simples :

Je vous propose 10 catégories, à vous de trouver un mot correspondant à chaque rubrique dans un titre de livre. Le mot doit rentrer dans la catégorie, sorti de son contexte, (il peut très bien ne pas avoir ce sens-là dans le titre du livre). En hommage au jeu du Petit Bac, j’appelle une série de 10 titres une « ligne » (même si vous pourrez constater que dans mes recap’ cela se présente sous forme de tableau) et pour finir son challenge, il suffit de « finir une ligne » d’ici le 31 décembre 2019, c’est à dire avoir lu 10 titres, 1 par catégorie.
Je n’accepte que 2 lignes entamées en même temps.

Vous trouverez ci-dessous les 10 catégories, avec quelques idées de lecture que j’ai déjà 🙂 ! Ou même – est-ce tricher ? – quelques lectures de fin 2018, mais que je n’avais toujours pas chroniquées. En ce qui concerne mes projets de lecture, ils peuvent bien évidemment être sujet à quelques adaptations en fonction de mes participations à d’autres challenges 😉 !

Prénom

masculin ou féminin, surnom, diminutif (mais pas nom de famille)

J’ai déjà lu fin 2018 Helena (de Jérémy Fel) et Ca raconte Sarah (de Pauline Delabroy-Allard) : il ne me reste plus qu’à les chroniquer. Après, on verra.

Lieu

réel ou imaginaire ou nationalité … (ville, pays, état, continent, fleuve, mer, lieu naturel, construit, aménagé…, j’accepte « ici » et « là », les pièces et les bâtiments et les nationalités)

Fin 2018, j’ai également lu Hôtel Waldheim (de François Vallejo) et Arcadie (de Emmanuelle Bayamack-Tam) : il ne me reste plus qu’à les chroniquer. Après, on verra.

Animal

réel ou imaginaire… (de l’insecte au dinosaure en passant par les licornes et les sirènes et les mots associés comme « animal », « bête », « bestiole »…)

Je crois que je vais commencer par La maison du chat qui pelote. Cela m’a d’ailleurs donné l’idée de découvrir Balzac, que je n’ai pratiquement jamais lu.

Objet

petits ou gros, du moment qu’ils sont transportables. J’accepte le mot « objet » mais je n’accepte pas « maison » ou « immeuble » par exemple.

Je pense à La dernière du paquet de Xavier Deutsch, qui se trouve dans ma PAL, en compagnie de Le fleau de David Van Reybrouck.

Couleur

Toutes les couleurs que l’on peut trouver dans les catalogues de peintures sont acceptées 😉 et aussi les mots « couleur », « teinte », « nuance », « ombre »…

J’ai retrouvé dans ma PAL Les bottes rouges de Franz Bartelt. Et j’ai bien envie de relire de bons souvenirs d’enfance : la saga de L’Ombre Jaune de Henri Vernes.

Partie du corps

de la tête aux pieds en passant par les organes internes… J’accepte aussi « corps », « sang », « rides » et « cicatrice », « cheveux  » et « barbe » mais pas « larmes » (ou autres fluides sortant du corps…) et tout ce qui est rajouté au corps (pas de « tatouage », « piercing », « perruque » ou « dentier »…)

Je suis en train de lire L’arracheuse de dents de Franz-Olivier Giesbert. Et si je continue avec Balzac, pourquoi pas avec La peau de chagrin ?

Métier

Profession ou fonction … Que ce soit un corps de métier, une activité professionnelle ou une fonction (militaire, gouvernementale ou religieuse)

Je pense à Sale temps pour le gardien des morts de Pascal Riguelle, qui se trouve dans ma PAL. Et si je continue avec Balzac, pourquoi pas avec Le colonel Chabert ?

Végétal

Tous les végétaux : plantes, fleurs, arbres, fruits, légumes… tout ce qui pousse ! J’accepte aussi les mots associés comme « jardin », « forêt », « potager »…

Je compte commencer par un Michel Bussi, pour me détendre en ce début d’année : Nymphéas noirs. Et si je continue avec Balzac, pourquoi pas avec Le lys dans la vallée ?

Lecture

Livres et lecture : tous les mots en rapport avec la lecture : « livre », « lecture », « écrivain », « auteur », « librairie », « bibliothèque », « pages », « titre »…

Dans ma PAL, j’ai retrouvé Le livre des illusions de Paul Auster. Par ailleurs, comme j’avais adoré en son temps La vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker, je me réjouis de lire Le livre des Baltimore.

Adjectif

attribut ou épithète

Deux lectures récentes que je dois encore chroniquer : Sujet inconnu (de Loulou Robert) et Une douce lueur de malveillance (de Dan Chaon)

Jérémy Fel

Pas facile de tracer, même à grands traits, la biographie de Jérémy Fel, à croire qu’il a décidé de faire de sa vie un mystère digne de ses romans 😉 ! Les sources sont peu nombreuses, pas très fournies, parfois même contradic-toires. C’est ainsi que pour Babelio, il est né au Havre, alors que pour Télérama, il est né à Rouen… Peut-être que quand on lui demande où il est né, il donne une réponse de Normand ?

Il semble en tout cas avéré qu’après des études de lettres et de philosophie au Havre, il fut libraire à Rouen (spécialisé dans les littératures de l’imaginaire, tiens, tiens…). D’abord intéressé par le cinéma, il a écrit quelques scénarios de courts métrages avant de se mettre à l’écriture de nouvelles.

Quant à sa date de naissance, j’ai été incapable de la trouver : tout au plus lui donne-t-on (en 2015) une trentaine d’années…

Ce qui par contre est certain, c’est qu’il est fasciné par les Etats-Unis et par le Mal…

Bibliographie
  • 2015 : Les loups à leur porte
  • 2018 : Helena

 

John Irving : Le monde selon Garp

Jérémy Fel aurait-il un oeuf à peler avec John Irving ? En tout cas, on ne peut pas dire qu’il fait sa pub 🙁 !

Puis elle reprit la lecture du Monde selon Garp où elle l’avait laissée. C’était sa meilleure amie qui lui avait conseillé de le lire, mais elle n’arrivait pas trop à accrocher, trouvant le tout trop fantasque, trop brouillon.

Jérémy Fel – Helena – p. 487

Quant à moi, il y a bien longtemps que j’ai découvert cet auteur au travers de ce roman, et qui m’avait tellement enthousiasmé que depuis, j’en ai lu bien d’autres du même auteur !

Coïncidence : cette semaine, un ami partageait une publication sur Facebook de John Irving lui-même, à l’occasion du 40 ème anniversaire de sa publication. Une édition spéciale vient d’ailleurs d’être publiée.

Howard Phillips Lovecraft : La Couleur tombée du ciel

Toujours dans Helena, après deux citations musicales, voici deux références littéraires (une aujourd’hui et la seconde demain).  Mais si les références musicales de Jérémy Fel sont quand même récentes (1995 pour David Bowie et 2012 pour Lana del Rey), ses références littéraires sont nettement plus anciennes ! C’est ainsi que la nouvelle de Lovecraft dont il est question aujourd’hui a été publiée en 1927 😉 ! Il me semble qu’il y a très très longtemps, j’avais essayé de lire Lovecraft, mais que j’avais abandonné en cours de lecture. Il faudra que je réessaie !

Tommy, allongé en caleçon sur son lit, relut la dernière phrase de La Couleur tombée du ciel de Lovecraft, en frissonnant. Graham lui avait déjà parlé de cet écrivain deux mois plus tôt. Il avait trouvé par hasard, chez un bouquiniste, ce vieux livre qui regroupait certaines de ses nouvelles, et qu’il avait lu d’une traite, fasciné par l’imagination débordante de cet homme qui ne pouvait qu’être aliéné.
Si seulement il avait eu le même talent pour coucher toute sa haine, toutes ses peurs les plus profondes, sur le papier, les rendre ainsi plus acceptables aux autres…

Jérémy Fel – Helena – p. 315

Je n’ai pas encore eu le temps d’écouter, mais je me suis dit que cette mise en ondes par France Culture vous intéresserait peut-être :

Lana Del Rey : Video Games

Helena est bourré de références musicales : en voici encore une 😉 ,  que je ne connaissais pas 🙁 , mais que j’aime beaucoup, même si je ne suis pas fan des jeux vidéos 🙂 ! Après une seconde écoute, je rectifie : ce morceau de 2012 ne m’est bien sûr pas inconnu, mais j’aurais été incapable d’en donner l’interprète…

Hayley sortit le revolver de son sac à main et le glissa sous son oreiller. Quand elle retourna sur Facebook, elle vit que Neil avait posté une vidéo sur son mur, un clip de Lana Del Rey, « Video Games ».
Émue, Hayley le visionna en ne pouvant s’empêcher d’entendre son ex-petit ami en chantonner les paroles tout près d’elle. Une voix pleine de regrets, implorant son pardon.
Heaven is a place on earth with you… Tell me all the things you wanna do…
Alors qu’elle savait pertinemment que le paradis ne lui serait plus jamais accordé, ni sur Terre ni au Ciel.

Jérémy Fel – Helena – p. 294

 

David Bowie : I’m Deranged

Assis à l’arrière de la voiture aux côtés d’Amber et de Glenn, Graham posa son front contre la vitre et chantonna les paroles du morceau « I’m Deranged » de David Bowie, qui passait à la radio.

Jérémy Fel – Helena – p. 274

D’accord, dans ce roman de Jérémy Fel, il y en a beaucoup qui pourraient chanter cela de manière très crédible ! Y a-t-il un seul personnage « normal » ?

Comparaison 004

Comparaisons, le retour ! A cette occasion, vous en avez deux pour le prix d’une 😉 .

Elle errait dans la maison, désemparée comme une chatte qui aurait perdu ses petits. Parfois, elle poussait des couinements quand sa douleur devenait insupportable. Ça s’échappait d’elle comme les jets de vapeur d’une Cocotte-Minute

Adeline Dieudonné – La vraie vie – p. 155

Pour la petite histoire, bien que l’on attribue généralement l’invention de la cocotte-minute aux frères Lescure, propriétaires de la société SEB (Cocotte Minute est une marque déposée par la société SEB), le concept d’auto-cuiseur a été imaginé bien plus tôt par Denis Papin, l’inventeur de la machine à vapeur. (Source : Gralon)

Adeline Dieudonné

Je sors quelque peu de mon silence pour vous présenter une compatriote qui, en cette rentrée littéraire, fait particulièrement parler d’elle, en bien, rassurez-vous. Je viens de terminer La vraie vie, dont je vous parlerai plus en détails demain. Ou après-demain, si je procrastine, comme à mon habitude 🙁 …

Photo Jean-François Robert (https://www.jean-francoisrobert.com/)

Adeline Dieudonné est née en 1982 et habite Bruxelles. Elle est actrice et romancière.

La Vraie Vie aux éditions L’iconoclaste est son premier roman, mais ce n’est pas sa première incursion dans la littérature, loin de là.

En effet, elle a remporté en 2017 le Grand Prix du concours de nouvelles de la Fédération Wallonie-Bruxelles, grâce à sa nouvelle, Amarula. Pour celles et ceux que cela intéresse, cette nouvelle est parue dans le recueil des nouvelles primées, disponible gratuitement sur le site de la FWB.

Toujours en 2017, elle a publié aux éditions Lamiroy un opuscule, Seule dans le noir, et une pièce de théâtre, Bonobo Moussaka. Elle est par ailleurs l’auteure de bien d’autres nouvelles.

Quant à savoir si le site adelinedieudonne.be est le site personnel d’un écrivain ou un outil marketing bien huilé, je vous laisse juge…

Stephen Fry

Stephen Fry, né le 24 août 1957 à Hampstead (Angleterre) est tout à la fois écrivain (romancier, poète et chroniqueur), humoriste, homme de radio, acteur (pour la télévision ainsi que pour le cinéma) et réalisateur. Excusez du peu !

C’est en 1982 qu’il débute à la télévision, alors que son premier rôle dans un film (The Good Father) date de 1985. En 2003, il passe derrière la caméra avec Bright Young Things.

En ce qui concerne l’écriture, en plus d’écrire pour le théâtre, le cinéma, la télévision et la radio, il a contribué à nombre de chroniques et articles pour des journaux et magazines. Technophile, il tient notamment une chronique dans The Guardian. Il a également écrit quatre romans (son premier roman Mensonges, Mensonges date de 1992), des poésies et une autobiographie intitulée Moab Is My Washpot.

Sur un plan plus personnel, il ne s’en cache pas et son oeuvre s’en inspire parfois, Stephen Fry est homosexuel.

Sources :

Livres lus :

  • Le faiseur d’histoire