Jérémy Fel

Pas facile de tracer, même à grands traits, la biographie de Jérémy Fel, à croire qu’il a décidé de faire de sa vie un mystère digne de ses romans 😉 ! Les sources sont peu nombreuses, pas très fournies, parfois même contradic-toires. C’est ainsi que pour Babelio, il est né au Havre, alors que pour Télérama, il est né à Rouen… Peut-être que quand on lui demande où il est né, il donne une réponse de Normand ?

Il semble en tout cas avéré qu’après des études de lettres et de philosophie au Havre, il fut libraire à Rouen (spécialisé dans les littératures de l’imaginaire, tiens, tiens…). D’abord intéressé par le cinéma, il a écrit quelques scénarios de courts métrages avant de se mettre à l’écriture de nouvelles.

Quant à sa date de naissance, j’ai été incapable de la trouver : tout au plus lui donne-t-on (en 2015) une trentaine d’années…

Ce qui par contre est certain, c’est qu’il est fasciné par les Etats-Unis et par le Mal…

Bibliographie
  • 2015 : Les loups à leur porte
  • 2018 : Helena

 

Adeline Dieudonné

Je sors quelque peu de mon silence pour vous présenter une compatriote qui, en cette rentrée littéraire, fait particulièrement parler d’elle, en bien, rassurez-vous. Je viens de terminer La vraie vie, dont je vous parlerai plus en détails demain. Ou après-demain, si je procrastine, comme à mon habitude 🙁 …

Photo Jean-François Robert (https://www.jean-francoisrobert.com/)

Adeline Dieudonné est née en 1982 et habite Bruxelles. Elle est actrice et romancière.

La Vraie Vie aux éditions L’iconoclaste est son premier roman, mais ce n’est pas sa première incursion dans la littérature, loin de là.

En effet, elle a remporté en 2017 le Grand Prix du concours de nouvelles de la Fédération Wallonie-Bruxelles, grâce à sa nouvelle, Amarula. Pour celles et ceux que cela intéresse, cette nouvelle est parue dans le recueil des nouvelles primées, disponible gratuitement sur le site de la FWB.

Toujours en 2017, elle a publié aux éditions Lamiroy un opuscule, Seule dans le noir, et une pièce de théâtre, Bonobo Moussaka. Elle est par ailleurs l’auteure de bien d’autres nouvelles.

Quant à savoir si le site adelinedieudonne.be est le site personnel d’un écrivain ou un outil marketing bien huilé, je vous laisse juge…

Stephen Fry

Stephen Fry, né le 24 août 1957 à Hampstead (Angleterre) est tout à la fois écrivain (romancier, poète et chroniqueur), humoriste, homme de radio, acteur (pour la télévision ainsi que pour le cinéma) et réalisateur. Excusez du peu !

C’est en 1982 qu’il débute à la télévision, alors que son premier rôle dans un film (The Good Father) date de 1985. En 2003, il passe derrière la caméra avec Bright Young Things.

En ce qui concerne l’écriture, en plus d’écrire pour le théâtre, le cinéma, la télévision et la radio, il a contribué à nombre de chroniques et articles pour des journaux et magazines. Technophile, il tient notamment une chronique dans The Guardian. Il a également écrit quatre romans (son premier roman Mensonges, Mensonges date de 1992), des poésies et une autobiographie intitulée Moab Is My Washpot.

Sur un plan plus personnel, il ne s’en cache pas et son oeuvre s’en inspire parfois, Stephen Fry est homosexuel.

Sources :

Livres lus :

  • Le faiseur d’histoire

Sarah Berti

Et dire que je ne connaissais pas Sarah Berti !

Dans le cadre du Mois Belge, j’ai mis de l’ordre dans mes caisses de bouquins qui prennent les poussières au grenier, et suis retombé sur Qui a tué Mamie Grababelle ?, ouvrage gagné à un concours au début du XXIe siècle et que j’avais jusqu’ici négligé. L’occasion de le lire (billet demain) et donc de découvrir une auteure belge.

Pour la découvrir, l’essentiel de ses romans ayant paru aux Éditions Mols, je me permets de reprendre la présentation qu’en fait cette maison d’édition sur son site Internet :

Née en 1974, elle écrit ses premiers textes très tôt et dès l’adolescence, elle fait partie des lauréats du Prix Liège Jeunes Auteurs. En 2000, elle reçoit le Prix du Parlement de la communauté française et le Prix Fureur de Lire. Son premier roman Un amour… reçoit le coup de cœur du jury du prix Jean Muno. Elle publie ensuite deux romans pour la jeunesse, dont Qui a tué Mamie Grababelle ?, nominé pour le Prix Farniente.

Nouvelliste, elle propose de nombreux textes courts qui remportent diverses récompenses en Belgique et à l’étranger (Prix de la Fondation Plisnier, Grand Prix de l’Eau Noire, Nouvelle de Talant, deux fois le grand prix de littérature policière de Liège…). Une quinzaine de ces textes primés sont publiés en 2008 dans un recueil intitulé Casa nostra.

C’est que Sarah Berti a l’art de scruter notre époque et les âmes avec une sorte de dérision acerbe et touchante, qui souligne peut-être ici l’urgence de certains changements dans le monde…

Voilà une bi(bli)ographie impressionnante !

Leo Perutz

Je me demande parfois pourquoi j’ai tendance à m’inscrire à tant de challenges littéraires, à me mettre inutilement la pression, alors que ma PAL atteint désormais une hauteur rédhibitoire… Bon d’accord, souvent, je trouve justement dans cette PAL de quoi alimenter mes lectures imposées. Mais c’est parfois plus difficile, et je dois aller en bibliothèque chercher ce qui me manque cruellement. Il en a ainsi été avec le Mois de l’Europe de l’Est : je n’avais en stock que deux Dostoïevski et un Nabokov (que j’ai lus, mais qu’il me reste à chroniquer). Trop peu : j’ai donc « découvert » Magda Szabo (dont j’avais déjà lu La porte), ainsi que Ismaïl Kadaré et Nina Berberova, que je connaissais de nom.

Et puis là, la claque ! En lisant les billets publiés dans le cadre de ce challenge, je découvre un article élogieux concernant un roman de Leo Perutz… Jamais entendu parler… Par curiosité, j’ai emprunté La troisième balle (que je chroniquerai après-demain), et c’est le coup de cœur ! Comment ai-je donc pu ne jamais avoir entendu parler de cet auteur ?

Pourtant, la quatrième de couverture parle d’un écrivain majeur du XXe siècle européen ! Le plus amusant, c’est ce qu’il partage avec Franz Kafka (lui, au moins, je le connaissais) :

  • Ils sont tous les deux nés à Prague, Leo en 1882, Franz en 1883.
  • En 1907, ils ont tous deux travaillé pour la compagnie d’assurances italienne Assicurazioni Generali, mais je ne sais pas s’ils se alors côtoyés.

Leo Perutz, qui a toujours aimé la littérature, a toutefois d’abord entamé un parcours plus scientifique, puisque après des études de mathématiques, il écrit un traité de bridge fondé sur le calcul des probabilités… Sans doute est-ce ce qui explique la construction narrative parfaitement maîtrisée de son premier roman.

En 1914, il est blessé sur le front Est de la Première Guerre mondiale. De retour à Vienne, il publie son premier ouvrage, La Troisième Balle, premier roman caractéristique de son style. Si c’est vraiment caractéristique de son style, alors je veux en lire d’autres !

Ses livres commencent à rencontrer quelque succès : Le Maître du Jugement dernier, publié à Munich en 1923, est traduit en français dès 1925, et Le Marquis de Bolibar paraît chez Albin Michel en 1930 ; c’est ce roman historique et fantastique qui le fait connaître au public français.

Il meurt le 25 août 1957.

Pour plus de détails sur sa biographie, je vous renvoie à Wikipedia 😉 .