tariquet

On est descendues boire un verre au bistrot du coin, une bière pour moi, un tariquet pour elle. Les produits d’entretien avaient déjà commencé à attaquer nos cerveaux. L’alcool a terminé.

Loulou ROBERT – Sujet inconnu – p. 29

Bon, d’accord, il s’agit certainement d’une boisson, alcoolisée de surcroît. Mais encore ? Puisque le terme est inconnu (comme le Sujet 😉 ) de mon Larousse, j’ai dû avoir recours à mon ami Google. (En fait, non, Google n’est pas mon ami, mais c’est là un débat qui nous éloigne de notre Sujet 😉 !)

En fait, il faut d’abord vous parler du domaine du Tariquet, situé dans la région des côtes de Gascogne, et qui produit du vin (blanc ou rosé), ainsi que de l’armagnac. Quant à savoir si la mère a bu un verre de vin ou un verre d’armagnac, il faudrait poser la question à l’auteur, mais j’opte pour le vin.

Quoi qu’il en soit, santé 😉 !

Thomas Mann : La montagne magique

J’ai eu aujourd’hui une journée particulièrement chargée (en fait passée au service des urgences de l’hôpital, heureusement plus de peur que de mal, mais nous avons d’abord cru que mon épouse faisait un infar). Cependant, comme je voudrais dans la mesure du possible tenir le rythme du billet quotidien, j’ai pioché dans ma réserve d’extraits et en ai choisi deux d’un roman lu fin 2018, et dont je vous parlerai plus longuement d’ici quelques jours.

En deux mots, pour situer le contexte, le narrateur a régulièrement passé ses vacances d’été à Davos, et y a fait la connaissance d’une vieille dame inconditionnelle de Thomas Mann. Continuer la lecture de « Thomas Mann : La montagne magique »

Je (re)lis des Classiques

Oui, je sais, s’inscrire à un nouveau challenge s’ap-parente chez moi à une fuite en avant 🙁 . Plutôt que répondre à l’appel des sirènes Blandine et Nathalie, ne ferais-je pas mieux de rédiger la vingtaine de billets en retard qui s’accumulent dans ma tout doux liste ? Probablement, mais com-ment résister à la proposition de (re)lire des classiques ? D’autant que pour être qualifié de classique, il suffit d’avoir été publié avant 1970 ! Et Dieu sait combien les étagères de mon grenier en comptent de tels ouvrages, lus et à relire ou même jamais ouverts !

Mais bon, j’ai pris cette année la résolution de ne plus avoir les yeux plus gros que le ventre 😉 ! Je me contenterai donc du deuxième niveau : J’aime l’idée. Il me suffira dès lors de 4 lectures pour remplir ma mission. Je pense que c’est à ma portée 🙂 …

Régime présidentiel

Régime présidentiel

Auteurs : Jean-Pierre Pernaut (oui, le journaliste, présentateur vedette du journal de 13 H sur TF1), Nathalie Marquay-Pernaut (oui, la compagne du précédent et Miss France en 1987) et Eric Le Roch.

Mise en scène : Eric Le Roch et Nathalie Marquay-Pernaut (oui, les co-auteurs du texte).

Acteurs : Marie-Laure Descoureaux, Philippe Risoli, Jean-Christophe Barc, Nathalie Marquay-Pernaut (oui, la co-auteure du texte), Andy Cocq.

Le pitch

Prenez un homme politique intègre, une épouse ambitieuse, un conseiller malhonnête, une attachée de presse bienveillante et un coach incompétent. Saupoudrez d’une poignée d’intentions malhonnêtes et d’ambitions mal placées. Rajoutez une dose de mauvaise foi au parfum de mœurs douteuses. Versez un zest de courage au jus de résistance. Mélangez le tout dans une campagne présidentielle où tous les coups sont permis.
Laissez mijoter 1h45 et vous obtenez « REGIME PRESIDENTIEL » !
Une pièce montée au délicieux goût de comédie où les rires nous rappelleront à quel point la politique et le théâtre ont parfois en commun le goût de la farce !

Mon avis :

Hier, soirée cocooning. Assis dans le canapé, à regarder la TV. Je ne me souviens pas depuis com-bien de temps cela ne nous était plus arrivé.

Ce qu’il y avait au pro-gramme ? Régime prési-dentiel, une pièce de (entre autres) Jean-Pierre Per-naut. Cela aurait pu être pis : nous aurions pu avoir payé pour voir cette pièce au théâtre ! Heureuse-ment, nous n’avons rien gaspillé, si ce n’est deux heures de notre temps, que nous aurions pu consacrer à une autre activité plus passionnante.

Bien sûr, il y avait quelques (trop) rares bons moments, il y avait l’un ou l’autre jeu de mots amusant, il y avait l’un ou l’autre clin d’oeil à la politique (surtout française, forcément), (et il y avait Nathalie Marquay-Pernaut, qui a de très beaux restes) mais tout cela est perdu dans une comédie franchouillarde, à l’humour souvent en-dessous de la ceinture. Pour défendre ce texte anémique (ils se sont pourtant mis à trois pour l’écrire !), les acteurs se dépensaient sans compter, mais le combat était inégal, et même en en faisant trop, la mayonnaise ne prenait pas souvent.

Bref, dommage : nos retrouvailles avec le petit écran n’ont guère été enthousiasmantes 🙁 …

 

Autres challenges littéraires

A côté du challenge Petit Bac 2019, en ce début d’année, c’est l’occasion de faire le bilan des challenges en cours qui vont bientôt se terminer, ainsi que de parler de ceux qui s’annoncent ! Le plus amusant, bien sûr, c’est d’essayer de les combiner, que chaque roman lu participe à plusieurs challenges 😉 !

Challenge 1% Rentrée Littéraire 2018

Hélas, il se termine déjà le 31 janvier 🙁 … L’objectif (1% de la rentrée littéraire) correspond cette année à 6 livres. Jusqu’à présent, je n’en ai chroniqué qu’un (La vraie vie) et il me reste 5 romans lus à encore chroniquer. Avec un petit effort, je devrais tout juste remplir mon contrat 😉 !

Challenge Polar et Thriller 2018-2019

Ce challenge se termine le 9 juillet 2019 ! Aucune publication pour ce challenge depuis son début, le 9 juillet 2018… Helena et Une douce lueur de malveillance seront donc mes premières participations. Espérons qu’il y en aura d’autres !

Challenge de l’Imaginaire 2019

Septième édition de ce challenge, auquel je n’ai jamais participé. L’objectif de ce challenge est simplement de lire et de chroniquer des ouvrages appartenant à la littérature de l’Imaginaire, à savoir :

  • la Science-Fiction
  • la Fantasy
  • le Fantastique

Cela tombe bien, en rangeant mon grenier, je suis retombé sur une caisse de romans d’anticipation en tous genres, achetés il y a bien longtemps, mais jamais lus. En début de challenge, il faut toutefois se fixer un échelon, c’est-à-dire un objectif particulier. En ce qui me concerne, même si ma réserve est hénaurme, je préfère jouer la modestie et je me suis donc inscrit à l’échelon 1 : Atterrissage dans l’irréel – au moins 12 livres. J’estime que si j’y arrive, cela ne sera déjà pas mal !

Challenge Voisins Voisines 2019

Un autre challenge que j’aime beaucoup et auquel j’ai déjà participé quelques fois !

Le but : Lire des romans européens (hors France), de découvrir la littérature contemporaine de nos « voisins et voisines ».

Le plus amusant, bien sûr, pour le Belge que je suis : un auteur français n’est pas un voisin, mais un compatriote l’est 😉 ! Qu’importe : l’essentiel est la découverte !

Dernière petite précision pour ce challenge : seuls les romans comptent, et ils doivent avoir été publiés après 1960 !

Et puis, à côté des challenges, il y a les défis ! Il s’agit de rendez-vous réguliers (tous les mois ou toutes les six semaines), avec des consignes de lecture variables de fois en fois.

Défi Un mot, des titres

A chaque fois, un mot est choisi, et le titre de l’ouvrage lu doit contenir ce mot. Par exemple, pour sa 59ème édition, qui se termine le 15 février, il s’agit du mot café. Les lectures restent secrètes, et les billets doivent impérativement être publiés le jour dit.

Défi Lire sous la contrainte

Ici, au contraire, les billets peuvent être publiés au fur et à mesure.

Pour l’édition en cours, qui se termine le 3 février, le titre doit répondre à la question Devinez qui j’ai rencontré. Pour ma part, d’ici là, j’aurai rencontré Helena et L’arracheuse de dents.

Les challenges mensuels

Et puis, n’oublions pas les challenges mensuels régionaux ! Auront-ils lieu cette année encore ? Je reste à l’affût 😉 !

  • Mars : Pays de l’Est
  • Avril : Belgique
  • Mai : Italie
  • Juin : Angleterre
  • Juillet-Août : pas de pays ou régions mis à l’honneur, mais c’est le nombre de pages qui compte : Pavé de l’été
  • Septembre : Etats-Unis
  • Novembre : Québec
  • Décembre : Pays scandinaves

Petit Bac 2019

C’est un des challenges que je préfère ! Je m’y inscris chaque année, mais je ne suis pas certain d’avoir jamais terminé la moindre ligne 🙁 … 2019 me portera-t-il chance ? Mais non, il ne s’agit pas de chance, simplement de temps libre… et d’un minimum de volonté (pour faire obstacle à la procrastination !

Toujours bien évidemment organisé (depuis 2011 !) par Enna, les consignes sont simples :

Je vous propose 10 catégories, à vous de trouver un mot correspondant à chaque rubrique dans un titre de livre. Le mot doit rentrer dans la catégorie, sorti de son contexte, (il peut très bien ne pas avoir ce sens-là dans le titre du livre). En hommage au jeu du Petit Bac, j’appelle une série de 10 titres une « ligne » (même si vous pourrez constater que dans mes recap’ cela se présente sous forme de tableau) et pour finir son challenge, il suffit de « finir une ligne » d’ici le 31 décembre 2019, c’est à dire avoir lu 10 titres, 1 par catégorie.
Je n’accepte que 2 lignes entamées en même temps.

Vous trouverez ci-dessous les 10 catégories, avec quelques idées de lecture que j’ai déjà 🙂 ! Ou même – est-ce tricher ? – quelques lectures de fin 2018, mais que je n’avais toujours pas chroniquées. En ce qui concerne mes projets de lecture, ils peuvent bien évidemment être sujet à quelques adaptations en fonction de mes participations à d’autres challenges 😉 !

Prénom

masculin ou féminin, surnom, diminutif (mais pas nom de famille)

J’ai déjà lu fin 2018 Helena (de Jérémy Fel) et Ca raconte Sarah (de Pauline Delabroy-Allard) : il ne me reste plus qu’à les chroniquer. Après, on verra.

Lieu

réel ou imaginaire ou nationalité … (ville, pays, état, continent, fleuve, mer, lieu naturel, construit, aménagé…, j’accepte « ici » et « là », les pièces et les bâtiments et les nationalités)

Fin 2018, j’ai également lu Hôtel Waldheim (de François Vallejo) et Arcadie (de Emmanuelle Bayamack-Tam) : il ne me reste plus qu’à les chroniquer. Après, on verra.

Animal

réel ou imaginaire… (de l’insecte au dinosaure en passant par les licornes et les sirènes et les mots associés comme « animal », « bête », « bestiole »…)

Je crois que je vais commencer par La maison du chat qui pelote. Cela m’a d’ailleurs donné l’idée de découvrir Balzac, que je n’ai pratiquement jamais lu.

Objet

petits ou gros, du moment qu’ils sont transportables. J’accepte le mot « objet » mais je n’accepte pas « maison » ou « immeuble » par exemple.

Je pense à La dernière du paquet de Xavier Deutsch, qui se trouve dans ma PAL, en compagnie de Le fleau de David Van Reybrouck.

Couleur

Toutes les couleurs que l’on peut trouver dans les catalogues de peintures sont acceptées 😉 et aussi les mots « couleur », « teinte », « nuance », « ombre »…

J’ai retrouvé dans ma PAL Les bottes rouges de Franz Bartelt. Et j’ai bien envie de relire de bons souvenirs d’enfance : la saga de L’Ombre Jaune de Henri Vernes.

Partie du corps

de la tête aux pieds en passant par les organes internes… J’accepte aussi « corps », « sang », « rides » et « cicatrice », « cheveux  » et « barbe » mais pas « larmes » (ou autres fluides sortant du corps…) et tout ce qui est rajouté au corps (pas de « tatouage », « piercing », « perruque » ou « dentier »…)

Je suis en train de lire L’arracheuse de dents de Franz-Olivier Giesbert. Et si je continue avec Balzac, pourquoi pas avec La peau de chagrin ?

Métier

Profession ou fonction … Que ce soit un corps de métier, une activité professionnelle ou une fonction (militaire, gouvernementale ou religieuse)

Je pense à Sale temps pour le gardien des morts de Pascal Riguelle, qui se trouve dans ma PAL. Et si je continue avec Balzac, pourquoi pas avec Le colonel Chabert ?

Végétal

Tous les végétaux : plantes, fleurs, arbres, fruits, légumes… tout ce qui pousse ! J’accepte aussi les mots associés comme « jardin », « forêt », « potager »…

Je compte commencer par un Michel Bussi, pour me détendre en ce début d’année : Nymphéas noirs. Et si je continue avec Balzac, pourquoi pas avec Le lys dans la vallée ?

Lecture

Livres et lecture : tous les mots en rapport avec la lecture : « livre », « lecture », « écrivain », « auteur », « librairie », « bibliothèque », « pages », « titre »…

Dans ma PAL, j’ai retrouvé Le livre des illusions de Paul Auster. Par ailleurs, comme j’avais adoré en son temps La vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker, je me réjouis de lire Le livre des Baltimore.

Adjectif

attribut ou épithète

Deux lectures récentes que je dois encore chroniquer : Sujet inconnu (de Loulou Robert) et Une douce lueur de malveillance (de Dan Chaon)

Jérémy Fel

Pas facile de tracer, même à grands traits, la biographie de Jérémy Fel, à croire qu’il a décidé de faire de sa vie un mystère digne de ses romans 😉 ! Les sources sont peu nombreuses, pas très fournies, parfois même contradic-toires. C’est ainsi que pour Babelio, il est né au Havre, alors que pour Télérama, il est né à Rouen… Peut-être que quand on lui demande où il est né, il donne une réponse de Normand ?

Il semble en tout cas avéré qu’après des études de lettres et de philosophie au Havre, il fut libraire à Rouen (spécialisé dans les littératures de l’imaginaire, tiens, tiens…). D’abord intéressé par le cinéma, il a écrit quelques scénarios de courts métrages avant de se mettre à l’écriture de nouvelles.

Quant à sa date de naissance, j’ai été incapable de la trouver : tout au plus lui donne-t-on (en 2015) une trentaine d’années…

Ce qui par contre est certain, c’est qu’il est fasciné par les Etats-Unis et par le Mal…

Bibliographie
  • 2015 : Les loups à leur porte
  • 2018 : Helena

 

John Irving : Le monde selon Garp

Jérémy Fel aurait-il un oeuf à peler avec John Irving ? En tout cas, on ne peut pas dire qu’il fait sa pub 🙁 !

Puis elle reprit la lecture du Monde selon Garp où elle l’avait laissée. C’était sa meilleure amie qui lui avait conseillé de le lire, mais elle n’arrivait pas trop à accrocher, trouvant le tout trop fantasque, trop brouillon.

Jérémy Fel – Helena – p. 487

Quant à moi, il y a bien longtemps que j’ai découvert cet auteur au travers de ce roman, et qui m’avait tellement enthousiasmé que depuis, j’en ai lu bien d’autres du même auteur !

Coïncidence : cette semaine, un ami partageait une publication sur Facebook de John Irving lui-même, à l’occasion du 40 ème anniversaire de sa publication. Une édition spéciale vient d’ailleurs d’être publiée.

Howard Phillips Lovecraft : La Couleur tombée du ciel

Toujours dans Helena, après deux citations musicales, voici deux références littéraires (une aujourd’hui et la seconde demain).  Mais si les références musicales de Jérémy Fel sont quand même récentes (1995 pour David Bowie et 2012 pour Lana del Rey), ses références littéraires sont nettement plus anciennes ! C’est ainsi que la nouvelle de Lovecraft dont il est question aujourd’hui a été publiée en 1927 😉 ! Il me semble qu’il y a très très longtemps, j’avais essayé de lire Lovecraft, mais que j’avais abandonné en cours de lecture. Il faudra que je réessaie !

Tommy, allongé en caleçon sur son lit, relut la dernière phrase de La Couleur tombée du ciel de Lovecraft, en frissonnant. Graham lui avait déjà parlé de cet écrivain deux mois plus tôt. Il avait trouvé par hasard, chez un bouquiniste, ce vieux livre qui regroupait certaines de ses nouvelles, et qu’il avait lu d’une traite, fasciné par l’imagination débordante de cet homme qui ne pouvait qu’être aliéné.
Si seulement il avait eu le même talent pour coucher toute sa haine, toutes ses peurs les plus profondes, sur le papier, les rendre ainsi plus acceptables aux autres…

Jérémy Fel – Helena – p. 315

Je n’ai pas encore eu le temps d’écouter, mais je me suis dit que cette mise en ondes par France Culture vous intéresserait peut-être :

Lana Del Rey : Video Games

Helena est bourré de références musicales : en voici encore une 😉 ,  que je ne connaissais pas 🙁 , mais que j’aime beaucoup, même si je ne suis pas fan des jeux vidéos 🙂 ! Après une seconde écoute, je rectifie : ce morceau de 2012 ne m’est bien sûr pas inconnu, mais j’aurais été incapable d’en donner l’interprète…

Hayley sortit le revolver de son sac à main et le glissa sous son oreiller. Quand elle retourna sur Facebook, elle vit que Neil avait posté une vidéo sur son mur, un clip de Lana Del Rey, « Video Games ».
Émue, Hayley le visionna en ne pouvant s’empêcher d’entendre son ex-petit ami en chantonner les paroles tout près d’elle. Une voix pleine de regrets, implorant son pardon.
Heaven is a place on earth with you… Tell me all the things you wanna do…
Alors qu’elle savait pertinemment que le paradis ne lui serait plus jamais accordé, ni sur Terre ni au Ciel.

Jérémy Fel – Helena – p. 294