Stephen Fry

Stephen Fry, né le 24 août 1957 à Hampstead (Angleterre) est tout à la fois écrivain (romancier, poète et chroniqueur), humoriste, homme de radio, acteur (pour la télévision ainsi que pour le cinéma) et réalisateur. Excusez du peu !

C’est en 1982 qu’il débute à la télévision, alors que son premier rôle dans un film (The Good Father) date de 1985. En 2003, il passe derrière la caméra avec Bright Young Things.

En ce qui concerne l’écriture, en plus d’écrire pour le théâtre, le cinéma, la télévision et la radio, il a contribué à nombre de chroniques et articles pour des journaux et magazines. Technophile, il tient notamment une chronique dans The Guardian. Il a également écrit quatre romans (son premier roman Mensonges, Mensonges date de 1992), des poésies et une autobiographie intitulée Moab Is My Washpot.

Sur un plan plus personnel, il ne s’en cache pas et son oeuvre s’en inspire parfois, Stephen Fry est homosexuel.

Sources :

Livres lus :

  • Le faiseur d’histoire

Keith Jarrett : In Front

Décidément, Ian McEwan semble beaucoup aimer le jazz. Dans Opération Sweet Tooth, il nous faisait découvrir Chet Baker et dans L’intérêt de l’enfant, c’est Keith Jarrett qu’il nous présente :

De la chaîne stéréo du salon, qui servait rarement, lui parvenait un air de piano, un vieil album de Keith Jarrett, Facing You. Le premier morceau. Elle s’arrêta à la porte de sa chambre pour l’écouter. Voilà longtemps qu’elle n’avait pas entendu cette mélodie hésitante, partiellement inaboutie. Elle avait oublié la manière imperceptible dont elle montait en puissance, prenait soudain vie lorsque la main gauche se lançait dans un boogie-woogie étrangement revisité qui acquérait une force irrésistible, telle une locomotive à vapeur en pleine accélération. Seul un pianiste de formation classique pouvait libérer ses mains l’une de l’autre comme le faisait Jarrett. Tel était, du moins, son jugement partial.

Ian McEwan, L’intérêt de l’enfant, p. 212

J’ai dû faire quelques recherches pour vous présenter le morceau en question. En effet, il n’est pas cité, on sait simplement qu’il s’agit du premier morceau de l’album Facing You. Merci Wikipedia : il s’agit de In Front, morceau de 10 minutes, disponible sur YouTube.  Pour la petite histoire, le quatrième morceau s’intitule My Lady, My Child… Amusant, quand on réalise que le roman, dans sa version originale,  a pour titre The children act, et que son adaptation cinématographique s’intitule My Lady

Challenge Polar et Thriller 2018-2019

Je le disais ici même il y a deux jours, j’ai entamé la lecture, dans le cadre du Mois Américain, de Etat de siège de Stephen Coonts. Avec la rentrée académique qui se profile, je n’ai malheureusement pas assez de temps pour le dévorer comme je le voudrais : il s’agit d’un thriller très prenant (mais une brique, aussi, puisqu’il dépasse les 600 pages 😉 !). Et dans ce cadre, je me suis souvenu que dans une autre vie, j’avais (trop peu 🙁 ) participé au challenge Polar et Thriller organisé par Sharon. Alors, me suis-je dit avec mon inconscience habituelle (j’ai toujours les yeux plus gros que le ventre) : pourquoi ne pas participer à la session 2018-2019 ?

Comme d’habitude :

Le principe reste le même : lire tous les romans policiers possibles, que ce soit des romans, des romans noirs, des recueils de nouvelles, des thrillers, des romans historiques, des mangas, des bandes dessinées, des romans de littérature jeunesse, voire, pourquoi pas, des essais. Bref, vous l’aurez compris, tous les genres, toutes les destinations sont permis !

Par amour du défi (mais ce n’est pas obligatoire 😉 ), on peut même « parier » sur le nombre de lectures d’ici le 9 juillet 2019, fin du challenge. Je vais rester modeste (je devrais sans doute même l’être plus) et je parie sur le niveau Montalbano, soit de 5 à 15 livres lus. Il me semble, si je ne procrastine pas trop, que c’est jouable !

Le mois américain

Bon d’accord, j’ai une pile hénaurme de billets de lecture en retard. Mais c’est promis, je m’y mets dès demain 🙂 ! Toutefois, cela ne m’empêche pas de lire… Et donc, j’ai décidé, en ce mois de septembre, de participer au mois américain organisé par Titine.

Actuellement, je suis en train de dévorer Etat de siège, de Stephen Coonts 🙂 . J’ai d’autres titres américains dans ma PAL, mais je n’ai pas encore fait mon choix pour la suite.

Comparaison 003

Il me semble qu’il y a longtemps que je ne vous ai plus proposé de comparaisons, alors pour me faire pardonner, je vous en propose trois pour le prix d’une, trois dans un seul paragraphe. Bon, la première n’est pas vraiment une comparaison et ne méritait pas d’être citée. La deuxième n’est pas mal, mais je trouve que la troisième vaut le détour ! Bien que je ne vois pas exactement, ici, à quoi correspond le terme totem

Soudain, un rat, gros comme une loutre, sa fourrure trempée, bondit sur le sentier devant moi, manquant de se cogner à ma roue avant toute neuve de chez Cyclorama. Je poussai aussitôt un cri involontaire d’horreur et de peur, et le rat complètement paniqué dérapa et fila comme une voiture de rallye qui aurait perdu le contrôle, manifestement beaucoup plus terrifié que moi. Il effectua deux tonneaux, se remit sur ses pattes et replongea dans les taillis, des feuilles, des brindilles et des cailloux collés à son dos comme des totems à la robe de mariée d’une épouse mexicaine.

Stephen Fry – Le faiseur d’histoire – p. 581

Chet Baker : My Funny Valentine

Un peu de jazz pour rafraîchir l’atmosphère orageuse 😉 ?

Environ une heure plus tard, après nous être changés pour sortir, nous buvions notre chablis en écoutant « My Funny Valentine » de Chet Baker, cet homme qui chantait comme une femme. S’il y avait du be-bop dans ses solos de trmpette, c’était doux et tendre. Je crus même pouvoir me mettre à aimer le jazz.

Ian McEwan, Opération Sweet Tooth, p. 276

My Funny Valentine est une chanson de Richard Rodgers et Lorenz Hart, tirée de la comédie musicale américaine Place au rythme (Babes in Arms) de 1937. Après avoir été enregistrée par Chet Baker, Frank Sinatra et Miles Davis, la chanson est devenue un standard de jazz populaire, apparaissant sur plus de 1 300 albums de plus de 600 artistes !

Chet Baker a donc été le premier à l’enregistrer, en 1952. Je vous propose une version en public (à Turin) datant de 1959. Il existe une autre superbe version en public, à Tokyo, mais elle date de 1987, environ 11 mois avant son décès (accidentel ?). Mais vous la proposer aurait été anachronique, puisque le roman de Ian McEwan se déroule dans les années 70. En route donc pour Turin 😉 !

Comparaison 002

Il est temps pour moi de vous proposer une deuxième comparaison !

Pour moi, les gens âgés représentaient une espèce à part, au même titre que les moineaux ou les renards. […] Les plus grands organes sont aussi les plus atteints : la peau des vieux devient trop grande pour eux. Elle pendouille sur leurs os, comme un blazer d’uniforme scolaire acheté une taille au-dessus pour durer plus longtemps.

Ian McEwan – Opération Sweet Tooth – p. 38

Petite précision : dans le roman, le personnage à l’origine de cette comparaison n’a que cinquante-quatre ans ! Moi qui en ai soixante-deux, je n’ose plus me regarder dans un miroir 😉 !

Les pavés de l’été 2018

Voici que Juin est bien avancé et le Mois Anglais va bientôt se terminer 🙁 … Il me reste La fille d’avant à chroniquer et Le chagrin des vivants à achever de lire. S’il me reste un peu de temps, je voudrais encore lire Opération Sweet Tooth, qui traîne dans ma PAL depuis trop longtemps. Mais il faut préparer la suite ! Après l’Europe de l’Est, l’Italie, la Belgique et l’Angleterre, vers quelles contrées s’embarquer pour le temps des vacances ? Rien à l’horizon ? Alors, changeons notre fusil d’épaule : le défi ne sera plus géographique mais se comptera en nombre de pages ! En route donc pour le challenge Pavé de l’été organisé par Sur mes brizées. Le principe est simple : lire un (ou des) volume(s) d’au moins 600 pages 😉 ! Vite, un petit tour dans ma PAL, et je trouve (entre autres) :

  • L’équilibre du monde de Rohinton MISTRY (882 p) : un fameux pavé celui-là !
  • La disparition de Stéphanie Mailer de Joël DICKER (635 p) : un thriller qui ne devrait pas me poser trop de problèmes, d’autant que j’adore Joël Dicker.

Oui, mais voilà, en réponse à mon billet sur Le son du cor, Rachel me conseille un autre roman bâti sur une victoire des nazis lors de la Seconde Guerre mondiale. Et justement, il se trouve disponible à la bibliothèque. Pour faire bonne mesure, j’ajouterai donc :

  • Le faiseur d’histoire de Stephen FRY (645 p.)

Voilà, l’été sera chaud 😉 !

David Wark Griffith : Le lys brisé

Elles ont toutes les deux vu Le lys brisé, trois fois, et elles auraient pu encore le voir davantage, là-bas dans le grand cinéma de Broadway, assises au milieu des peaux d’oranges sucées et des coques de cacahuètes, se pâmant tandis que Lillian Gish tombait amoureuse du Chinois, fumait de l’opium, se faisait tabasser par son père et mourait.

Anna Hope, Le chagrin des vivants – p. 170

Je ne me souviens plus d’avoir regardé de film en Noir et Blanc, encore moins muet… De plus, à chaque fois, c’était un film comique : Chaplin, Buster Keaton, etc. C’est une expérience qui me manque : un mélodrame muet, comme Le lys brisé . Je vous propose ci-dessous un court extrait sous-titré en français, mais le film entier (en version anglaise, je parle des commentaires, puisque c’est un film muet) est disponible ici. Dès que j’aurai un peu de temps, je le visionnerai. Notez que que si le film est muet, cela ne veut pas dire silencieux : la bande son est impressionnante !

Dernière petite remarque : le film date de 1919 et l’histoire du Chagrin des vivants se déroule en 1920 : Anna Hope a bien travaillé sa recherche documentaire !