Urgence absolue

Nécessité absolue de reprendre ma plume de diariste
De la plonger à nouveau dans l’encre de ma vie
Vie parfois noire comme de l’encre
Je fictionne
Ma vie est loin d’être si noire que je la peins
Mais la vie est ce que l’on en fait.

Sensation du temps qui file
Comme le sable entre les doigts
La main brusque se referme sur le vide
A peine le temps de penser au présent
Qu’il est déjà du passé dépassé
Le futur m’angoisse
Mourir cela n’est rien
Mourir la belle affaire
Mais vieillir
Pardon Jacques
Tu l’as si bien chanté que je n’ai pu résister.

Urgence absolue
Identifier les pertes de temps inadmissibles
Ne rien faire est admissible
Faire de l’inutile ne l’est pas
Cesser d’augmenter l’entropie de mon existence
Absolument.

Insomnies partagées

Lovés
Imbriqués
Corps moites et transpirant
L’amour nous rapproche
La chaleur nous éloigne
Insomnies partagées
Le désir
Le plaisir
Ont fuit sans espoir de retour
Et les mêmes ruminations comme toujours
Le jour point
De sommeil encore point
Les prochaines heures se vivront fatigués
Je m’arrache à ton étreinte
Pour jeter ces mots sur le papier
Nous n’en dormirons pas mieux pour autant