Leo Perutz

Je me demande parfois pourquoi j’ai tendance à m’inscrire à tant de challenges littéraires, à me mettre inutilement la pression, alors que ma PAL atteint désormais une hauteur rédhibitoire… Bon d’accord, souvent, je trouve justement dans cette PAL de quoi alimenter mes lectures imposées. Mais c’est parfois plus difficile, et je dois aller en bibliothèque chercher ce qui me manque cruellement. Il en a ainsi été avec le Mois de l’Europe de l’Est : je n’avais en stock que deux Dostoïevski et un Nabokov (que j’ai lus, mais qu’il me reste à chroniquer). Trop peu : j’ai donc « découvert » Magda Szabo (dont j’avais déjà lu La porte), ainsi que Ismaïl Kadaré et Nina Berberova, que je connaissais de nom.

Et puis là, la claque ! En lisant les billets publiés dans le cadre de ce challenge, je découvre un article élogieux concernant un roman de Leo Perutz… Jamais entendu parler… Par curiosité, j’ai emprunté La troisième balle (que je chroniquerai après-demain), et c’est le coup de cœur ! Comment ai-je donc pu ne jamais avoir entendu parler de cet auteur ?

Pourtant, la quatrième de couverture parle d’un écrivain majeur du XXe siècle européen ! Le plus amusant, c’est ce qu’il partage avec Franz Kafka (lui, au moins, je le connaissais) :

  • Ils sont tous les deux nés à Prague, Leo en 1882, Franz en 1883.
  • En 1907, ils ont tous deux travaillé pour la compagnie d’assurances italienne Assicurazioni Generali, mais je ne sais pas s’ils se alors côtoyés.

Leo Perutz, qui a toujours aimé la littérature, a toutefois d’abord entamé un parcours plus scientifique, puisque après des études de mathématiques, il écrit un traité de bridge fondé sur le calcul des probabilités… Sans doute est-ce ce qui explique la construction narrative parfaitement maîtrisée de son premier roman.

En 1914, il est blessé sur le front Est de la Première Guerre mondiale. De retour à Vienne, il publie son premier ouvrage, La Troisième Balle, premier roman caractéristique de son style. Si c’est vraiment caractéristique de son style, alors je veux en lire d’autres !

Ses livres commencent à rencontrer quelque succès : Le Maître du Jugement dernier, publié à Munich en 1923, est traduit en français dès 1925, et Le Marquis de Bolibar paraît chez Albin Michel en 1930 ; c’est ce roman historique et fantastique qui le fait connaître au public français.

Il meurt le 25 août 1957.

Pour plus de détails sur sa biographie, je vous renvoie à Wikipedia 😉 .

Objectifs 2018 – Suivi #02

A l’occasion de mon anniversaire, il est temps, je pense, de faire un deuxième suivi de mes objectifs 2018, , question de me rebooster ! Il faut dire que le mois de mars a été particulièrement peu « productif » : entre les nombreuses répétitions (je participais à la mi-mars à une pièce de théâtre) et les rhinites-sinusites-trachéites à répétition, je ne me suis guère montré courageux, sinon en lecture… Continuer la lecture de « Objectifs 2018 – Suivi #02 »

Incipit 001

J’ai décidé de ne plus mettre les premières phrases des livres lus dans le billet consacré à l’oeuvre, mais d’en faire plutôt un billet à part entière et de le présenter sous forme d’une énigme : saurez-vous retrouver le titre et l’auteur du livre avant que je n’en publie la critique ?

Allez, un petit indice pour cette première énigme : il s’agi.t.ra de ma dernière participation (pour 2018) au Mois de l’Europe de l’Est : Continuer la lecture de « Incipit 001 »

The Doors : Break on Through

Alizée Seny aime-t-elle écouter les Classiques de Classic 21 ? En tout cas, plus ancien encore que Nino Ferrer, elle nous propose maintenant de remonter le temps jusqu’en 1967, avec un morceau des Doors. Mais il est vrai qu’un tel morceau est intemporel !

Comme d’habitude, je venais de passer une bonne partie de l’après-midi enfermée dans mon atelier, à écouter en boucle le fameux album éponyme des Doors. Aucune idée de ce qui m’avait poussée à ressortir ce disque après des années, alors que je favorisais en général la musique classique… Dès l’ouverture, avec Break On Through, ma colère était revenue. L’inspiration fit surface et je peignis une toile possible.
(Traduction : Evade-toi (passe de l’autre côté))

Alizée Seny, A la ferveur de nos nuits, p. 49

Nino Ferrer : Le Sud

Ah, nostalgie quand tu nous tiens 😉 ! Mais on dirait que certaines chansons anciennes ont encore la cote auprès de plus jeunes : Alizée Seny est née en 1996, alors que Nino Ferrer a chanté le Sud dès 1975 !

Entre nous, un moment de silence. Dans mes oreilles, Nino Ferrer clamait désespérément la fin du Sud.

Alizée Seny, A la ferveur de nos nuits, p. 30

Le mois belge

Heureux qui comme Ulysse
A fait un beau voyage
Heureux qui comme Ulysse
A vu cent paysages
Et puis a retrouvé après
Maintes traversées
Le pays des vertes années

Chanson chantée par Georges Brassens,
musique de Georges Delerue,
paroles de Henri Colpi

Mars fut un beau voyage dans les pays de l’Est, et même si je n’ai pas lu cent œuvres, j’en garde un excellent souvenir ! Même que j’ai encore des lectures à terminer et à commenter 😉 .

Mais voilà, cela fait du bien aussi de retrouver ses pénates (ai-je précisé que j’étais belge ?), et c’est donc avec un plaisir non dissimulé que je m’inscris au mois belge organisé par Anne et Mina. La règle en est simple : peu importe le genre et la maison d’édition, peu importe que le livre soit traduit (du flamand) ou pas, mais l’auteur doit être belge. J’ai déjà quelques idées de lecture, mais mes choix n’étant pas définitifs, je les tairai provisoirement. Tout au plus puis-je dire que j’essaierai de sortir de temps en temps des sentiers battus et essaierai de vous faire découvrir des auteur.e.s moins connu.e.s. Continuer la lecture de « Le mois belge »

kacha

Père rentrait de son travail tard le soir. Il mangeait une gamelle de kacha, buvait du thé noir sans pain ni sucre.

Nina Berberova, De cape et de larmes, p. 13

Bon d’accord, le contexte est clair : cela se mange. Mais, personnellement, j’ai horreur de ne pas savoir ce que je mange ! Alors Larousse est venu à mon secours : « semoule de sarrasin mondé, cuite à l’eau ou au gras. (Cuisine russe) » Et pour le plaisir des yeux, un petit détour par Wikipedia :