kacha

Père rentrait de son travail tard le soir. Il mangeait une gamelle de kacha, buvait du thé noir sans pain ni sucre.

Nina Berberova, De cape et de larmes, p. 13

Bon d’accord, le contexte est clair : cela se mange. Mais, personnellement, j’ai horreur de ne pas savoir ce que je mange ! Alors Larousse est venu à mon secours : « semoule de sarrasin mondé, cuite à l’eau ou au gras. (Cuisine russe) » Et pour le plaisir des yeux, un petit détour par Wikipedia :

Comparaison 001

Je viens de me rendre compte que je ne vous avais encore proposé aucune comparaison. C’est pourtant un de mes passe-temps favoris : collectionner les comparaisons, poétiques, farfelues ou absconses, rencontrées au hasard de mes lectures. C’est donc finalement Magda Szabo qui inaugurera cette rubrique, avec une comparaison particulièrement parlante :

Elle n’avait plus ni père, ni mère. Iza se répéta la phrase, expérimenta l’effet que produit une sensation aussi inconnue, comme on teste sur le gras du pouce le tranchant d’un couteau fraîchement aiguisé.

Magda Szabo – La ballade d’Iza – p. 218

Ne pas oublier la vie

Vince adorait la vie : sans travail, malade, misérable, il avait toujours considéré le simple fait d’exister, d’être sur terre, de s’éveiller le matin et se coucher le soir, que le vent souffle ou que le soleil brille, que la pluie tombe doucement ou se déverse en trombes, comme le don le plus merveilleux du monde.

Magda Szabo – La ballade d’Iza – p. 16

Tellement vrai ! Hélas, c’est une vérité que l’on a trop souvent tendance à oublier. Je ne sais pas vous, mais moi certainement.

Alors j’essaie de lutter contre cette tendance à m’éparpiller dans une foultitude d’activités, comme si je cherchais à m’anesthésier. Non, prendre le temps de vivre en pleine conscience. C’est un véritable défi pour moi !

La vie, c’est cette grippe qui s’affaiblit, mais qui ne m’a pas encore lâché. C’est Victor, que je n’ai toujours pas pu prendre dans mes bras, mais que j’ai au moins pu aller voir à la maternité hier soir. C’est aussi poursuivre mon engagement citoyen et politique, lutter, entre autres, pour l’accueil des migrants dans la dignité…

Et quand dans au milieu de tout cela me restent quelques minutes orphelines, en profiter pour mettre à jour mon blog 😉 .

Mars, mois de l’Europe de l’Est

S’il reste une seule bonne résolution pour 2018 à laquelle je reste cramponné comme un noyé à sa bouée, c’est bien de ne plus chercher à vouloir rattraper le temps perdu ! Alors, bien sûr, j’ai des tas de billets en chantier, plus ou moins avancés (en général, surtout moins 🙁 ) : je viens d’en faire l’inventaire, et je suis arrivé à 20 ! Bref, je pourrais tenir plus de la moitié de ce mois rien qu’en terminant ce qui est déjà ébauché. Oui, mais alors, de deux choses l’une, dans ce cas : ou bien je ne lis plus rien, ne vais plus au théâtre ni au cinéma tant que je ne n’ai pas rattrapé mon retard, ou bien je continue à faire gonfler ma pile d’impubliés.

Bref, je ne jette rien de mes billets en projet, même si la plupart sont morts-nés. Et je continue à lire, à m’inscrire à des challenges, en privilégiant ces nouveaux défis, mes fantômes de billets pouvant éventuellement me servir de temps en temps comme bouche-trou.

Et donc, comme j’ai découvert le challenge Mois de l’Europe de l’Estorganisé par Eva, Patrice et Goran. J’ai décidé d’y participer ! Je suis en train de lire La ballade d’Iza de Magda Szabo (Hongrie) : j’adore ! Et m’attendent sur ma table de lecture De cape et de larmes de Nina Berberova (Russie) et L’aigle de Ismaïl Kadaré (Albanie).

Mais d’ici la fin du mois, il y a bien d’autres découvertes possibles !

Liste des pays acceptés :

– Albanie
– Biélorussie
– Bosnie-Herzégovine
– Bulgarie
– Croatie
– Estonie
– Hongrie
– Lettonie
– Lituanie
– Moldavie
– Monténégro
– Pologne
– République de Macédoine
– République tchèque
– Roumanie
– Russie
– Serbie
– Slovaquie
– Slovénie
– Ukraine

2018 en 52 photos #08

Attention, roulements de tambour ! Pour cette huitième semaine de notre challenge 2018 en 52 photos, je ne propose plus une photo tirée de mes archives, mais un cliché réalisé expressément pour l’occasion ! Je rappelle le thème : amour(eux). Comme nous étions en vacances (en Alsace) pendant la semaine de la Saint Valentin, ce n’était pas l’inspiration qui manquait, avec toutes ces vitrines et décorations qui semblent n’avoir pour but principal que la contemption des personnes seules…

Je n’ai malheureusement pas pris assez de temps pour réaliser ces photos, et elles me déçoivent toutes. J’en ai finalement tiré une du lot, pour son côté un peu déjanté : il s’agit d’une publicité au rayon Fruits et Légumes d’une grande surface. Évidemment, pour ne pas me faire remarquer par le gérant, j’ai à peine pris le temps de cadrer : la mise au point n’est pas parfaite, mais, bon, c’est comme ça 🙁 ! J’essaierai de faire mieux la prochaine fois 😉 !

Mais nul doute que vous tomberez en amour de pas mal des photos présentées chez Carole !

Thann (France) – 12 février 2018

Naissance de Victor

Le 26 février 1802 naissait à Besançon Victor Hugo, certainement l’un des écrivains français les plus célèbres. A juste titre.

Exactement 216 ans plus tard, soit hier, un cinquième petit-fils nous est né et ses parents ont décidé de le prénommer Victor ! C’est une pure coïncidence, puisqu’il est né avec presque trois semaines d’avance. J’aime de telles coïncidences, clin d’œil de la vie. Bienvenue donc à Victor !

Mon seul regret : cloué par la grippe au fond de mon lit depuis samedi, il me faudra attendre quelques jours avant de le serrer dans mes bras.

2018 en 52 photos #07

Distrait comme je suis, j’avais bien vu que le thème amour(eux) était prévu, mais dans ma grande naïveté, j’ai cru que c’était pour cette semaine, juste après la saint Valentin 😉 . Et pour une fois, j’ai fait une photo expressément pour ce projet. Las, j’ai une semaine d’avance… Cela ne me ressemble pas ! Bon, ma photo est déjà prête pour la semaine prochaine, mais pour cette semaine, il me fallait de nouveau avoir recours à mes archives. Je devais certainement avoir photographié un moulin lors d’un séjour au Pays-Bas, par exemple à Sluis.

Un effet de bord non négligeable (et hautement apprécié !) de ce challenge photos, c’est qu’il m’a poussé à mettre un peu d’ordre dans les divers dossiers de photos qui sont éparpillés sur mon disque dur. C’est ainsi que cet après-midi j’ai emprunté une machine à remonter le temps. Inutile de dire que je ne me souvenais plus avoir passé un week-end à Paris en décembre 2003 ! La qualité de la photo n’est pas au top, l’Olympus avec lequel je l’ai prise était mon premier appareil digital, et les performances n’étaient pas encore exceptionnelles. Mais je dois dire que la nostalgie de ce cliché m’a réchauffé le cœur !

Et pour d’autres moulins, c’est chez Carole qu’il faut aller !

Paris (France) – 27 décembre 2003