Une si longue attente

– Tu peux me dire depuis combien de temps on attend ?
– Non. Il y a si longtemps que j’attends que je ne sais même plus depuis quand.
– Il doit bien y avoir quatre ou cinq cents ans, non ? C’est bien simple, je suis resté si longtemps sans bouger que je ne sens plus ni mes pieds ni mes jambes.
– Excusez-moi, je viens juste d’arriver, il n’y a que trois cents ans que je suis là, mais vous êtes sûr qu’il va venir ?
– Absolument certain : Malbrough tient toujours ses engagements. Ce n’est pas un parangon de ponctualité, mais s’il a dit qu’il viendra, alors, il viendra.
– Mais il faut reconnaître qu’il n’a pas été très précis quant au moment où il arriverait. Il nous a juste dit qu’il reviendrait à Pâques ou à la Trinité !
– Ah, mais alors, ce n’était peut-être pas au large du Chili que nous avions rendez-vous, mais au large du Vénézuela ?


Ceci est ma participation à l’atelier d’écriture des Impromptus Littéraires, sur le thème du Chili.

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