David Wark Griffith : Le lys brisé

Elles ont toutes les deux vu Le lys brisé, trois fois, et elles auraient pu encore le voir davantage, là-bas dans le grand cinéma de Broadway, assises au milieu des peaux d’oranges sucées et des coques de cacahuètes, se pâmant tandis que Lillian Gish tombait amoureuse du Chinois, fumait de l’opium, se faisait tabasser par son père et mourait.

Anna Hope, Le chagrin des vivants – p. 170

Je ne me souviens plus d’avoir regardé de film en Noir et Blanc, encore moins muet… De plus, à chaque fois, c’était un film comique : Chaplin, Buster Keaton, etc. C’est une expérience qui me manque : un mélodrame muet, comme Le lys brisé . Je vous propose ci-dessous un court extrait sous-titré en français, mais le film entier (en version anglaise, je parle des commentaires, puisque c’est un film muet) est disponible ici. Dès que j’aurai un peu de temps, je le visionnerai. Notez que que si le film est muet, cela ne veut pas dire silencieux : la bande son est impressionnante !

Dernière petite remarque : le film date de 1919 et l’histoire du Chagrin des vivants se déroule en 1920 : Anna Hope a bien travaillé sa recherche documentaire !

 

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