craquias

Allez, c’est ma dernière découverte du vocabulaire québecois !

Cette fois, je blêmissais de rage en rêvant d’arracher la perruque à l’insolente qui me traitait de craquias ; je n’étais peut-être pas très beau, mais je n’étais certainement pas un craquias !

Michel Tremblay, La nuit des princes charmants, p.153

Bon d’accord, ce mot n’est pas accepté au scrabble, mais cela ne m’avance guère… Une recherche un peu plus poussée m’oriente vers la botanique : bardane ou chardon. Ainsi dans L’églantine et le chardon, chez Du cœur au Jardin ou encore dans Les 1000 mots indispensables en québécois

Mais cette interprétation ne semble guère plausible en fonction du contexte, même si cela ne doit pas être agréable de se faire traiter de chardon…

Finalement, c’est le Wiktionnaire qui éclairera notre lanterne. Dans un premier temps, il nous indique qu’il s’agit soit du pluriel de craquia, soit d’une autre orthographe de craquia. Ensuite, il nous explique qu’il s’agit d’un terme québecois familier désignant la bardane, mais surtout qu’il s’agit également d’un terme littéraire rare, désignant une personne très laide, négligée ou désagréable 🙂 !