sloche

La rue Sainte-Catherine était bloquée dans les deux sens ; un bouchon s’était formé en direction de l’ouest à partir de Bleury et je dus marcher le reste, une demi-heure d’enfer à patauger dans la sloche en maudissant mon amour pour l’opéra.

Michel Tremblay, La nuit des princes charmants, p.33

La sloche avait gelé d’un seul coup, se transformant en une glace inégale, raboteuse, surtout dans l’ombre d’un théâtre où ne brillait qu’une petite lumière rouge, comme à la porte d’un bordel.

Michel Tremblay, La nuit des princes charmants, p.79

Lire québecois a, entre autres avantages, celui de me fournir une bonne réserve d’idées de billets étiquetés Vocabulaire 😉 . Quant à cette sloche, les deux extraits donnent une bonne idée de ce dont il s’agit ! Et pas besoin d’Internet pour en avoir confirmation, même mon Larousse connaît ce mot!

Mélange de neige fondante, de sable et de sel sur les trottoirs, la chaussée.

Et pour être complet, il ajoute que ce mot vient de l’anglais slush, et que son emploi est critiqué. Wiktionary précise que la graphie slush est plus fréquente. Mais alors, ils parlent anglais ? Quant au site Je parle québecois, il parle de neige fondante et très sale. Presque de la gadoue. Bref quelque chose que nous connaissons bien en Belgique aussi, même si c’est probablement moins fréquent qu’au Québec.