quétaine

En fait, l’opéra nous donne la permission d’être quétaines ! Les chic connaisseurs de Bayreuth et de La Scala, l’engeance la plus snob et la plus discriminatoire du monde, le savent-ils qu’ils sont de vénérables quétaines ? J’y pense souvent et je ris dans ma barbe naissante.

Michel Tremblay, La nuit des princes charmants, p.20

Mon Larousse n’étant pas très orienté québecois, j’ai été obligé de faire appel à Internet.

De mauvais goût, démodé ou qui relève du cliché, du kitch. Qui présente un caractère désuet ou passé de mode. Peut également s’orthographier Kétaine.

Québec en novembre 2017

Bon d’accord, m’inscrire  le 25 novembre à un challenge de lecture qui se déroule durant le mois de novembre, c’est bien triste 🙁 … Mais comme je l’expliquais hier, si je ne tiens plus ce blog depuis près de trois mois, je ne me privais quand même pas totalement de lecture, et, justement, dans l’espoir de participer au mois québecois organisé par Karine et Yueyin, j’ai emprunté La nuit des princes charmants, de Michel Tremblay, et l’ai enfin terminé hier. Billet sans doute lundi.

En rendant ce livre à la bibliothèque, j’ai pris Chroniques du pays des mères, de Elisabeth Vonarburg, dont j’ai entendu parler (en bien !) depuis longtemps. Malheureusement, ce pavé de plus de 600 pages, je ne l’aurai pas terminé dans les temps, loin s’en faut. Tant pis : qu’importe le challenge pourvu qu’on ait l’ivresse de la lecture 😉 !

Rattraper le temps perdu

Le temps perdu
Vouloir le rattraper c’est du temps du temps perdu
Comme les illusions de nos 20 ans du temps perdu
Ce qui est important c’est le temps de l’inconnu
Avec tous les bonheurs qu’il nous tend inattendus
Laisse tomber c’était du mauvais temps le temps perdu
Courir après c’est du temps perdu
J’aurais pu faire c’est vrai, tant de choses

Le temps perdu
P. Delanoë – F. Bernheim
chanté par Serge Reggiani

Plus un seul billet sur ce blog depuis le 3 septembre ! Pourtant, je n’ai pas l’impression d’avoir perdu mon temps… J’ai surtout beaucoup travaillé ! Trop même, sans doute. C’est que cette année scolaire, ma charge de cours est inégalement répartie : je preste actuellement l’équivalent d’un temps plein et demi. Bon, d’accord, à partir de février 2018, cela sera comme si je travaillais à mi-temps, mais en attendant, je dois prendre mon mal en patience.

J’ai quand même pu dégager un peu de temps, de ci de là, et lire quelques bons (et moins bons romans), aller une fois au cinéma, quelques fois au théâtre. Mais voilà, je n’ai pas eu (ou pas pris) le temps de rédiger les billets correspondants. Ce n’est pas l’envie qui m’a manqué, mais l’énergie. Je me sens fatigué. Très fatigué. Mais il faut réagir ! Sinon, l’impression d’échec me guette !

Bref, j’ai décidé de réveiller mon blog. Le pauvre, il n’avait pas eu beaucoup de temps pour être actif : 29 billets entre le 31 mai et le 3 septembre, soit en moyenne à peu près un billet tous les 3 jours. Pas brillant, mais un exploit en comparaison de mes 82 jours de silence… Il n’y a vraiment pas de quoi être fier !

Inutile de dire que ce n’est pas l’inspiration qui me manque ! Mais vouloir rattraper le temps perdu, c’est du temps perdu. Peut-être donc puiserai-je de temps en temps dans mes activités de ces derniers mois pour reprendre (la plume) le clavier, mais j’essaierai surtout d’être plus en phase avec mon vécu quotidien ! C’est plus motivant 😉 !