Rentrer

Quoi ? Plus aucun billet depuis le 16 juillet ? Est-ce possible ?

Accusé, qu’avez-vous à dire pour votre défense ?

Dans un premier temps, je suis parti deux semaines en vacances à l’étranger, période pendant laquelle la carte wifi de mon portable a choisi de se faire la malle. Normal, elle aussi avait besoin d’un peu déconnecter ! De retour (vers le 4 août), j’ai été très pris par la préparation de quelques cours particuliers, que j’avais accepté de donner, alors que je connaissais très mal la matière (algèbre financière)… Ensuite, après le 15 août, ce fut la folle sarabande des examens à surveiller, à corriger, puis les interminables délibés… Bref, je plaide coupable, mais avec circonstances atténuantes.

Quoi qu’il en soit, pour me faire pardonner, j’ajoute un verbe à ma collection : rentrer. Au pied de la lettre (en l’occurrence, un r) : entrer à nouveau dans un lieu où l’on était déjà entré, mais duquel on était sorti. Rentrée scolaire, ce matin, pour beaucoup de jeunes enfants en âge de maternelles ou d’école primaire. Cinq de mes petits-enfants étaient dans ce cas. Mais le sixième (deux ans et demi) allait aujourd’hui pour la première fois à l’école. Peut-on encore, dans ce cas, parler de rentrée ? Quant à moi, c’est bien d’une rentrée qu’il s’agit. J’ai renoncé, pour ne pas déprimer, à les compter, je sais seulement qu’il s’agit de l’avant-dernière 🙂 ! Je ne sais par ailleurs pas pourquoi j’ai ajouté un smiley : même si cette prise de pension anticipée (de deux ans) en 2019 est un choix personnel, je ne peux m’empêcher de vivre l’approche de cette prochaine étape comme un signe tangible de mon avancée en âge. Ah, comme le chantait le grand Jacques, mourir la belle affaire, mais vieillir ! Mais assez pleurniché : gémir n’est pas de mise (je suis fidèle dans mes sources d’inspiration), pas plus aux Marquises qu’ici.

Revenons donc à nos rentrées. Mais non, pas d’argent ! Je veux parler de la charge symbolique que porte la notion de rentrée, cette impression que l’on remet les compteurs à zéro et que tout est de nouveau possible ! D’ailleurs, je crois beaucoup plus aux bonnes résolutions du premier septembre qu’à celles du premier janvier… C’est ainsi qu’en ce jour de rentrée, je prends la résolution de tenir régulièrement ce blog 😉 !

Et puis, il y a bien sûr la rentrée littéraire ! Mais qui rentre à nouveau dans quel lieu ? Le lecteur chez le libraire ? Ou les livres dans mon salon ? Allons, foin d’arguties ! C’est avec grand plaisir que je m’inscris au challenge organisé par Sophie Hérisson : son objectif est de lire, d’ici le 31 janvier 2018, 1% de la rentrée littéraire. Faites vos comptes : puisque le nombre officiel de livres sortis dans le cadre de cette rentrée 2017 est de 581, il faut lire 6 livres. Soit un livre par mois. Cela me semble raisonnable, isn’t it ?