enquiller

Au bout de quelques rues silencieuses, chacune de mes questions semblant l’accabler plus encore que la précédente, elle tripota son iPod et enquilla ses écouteurs.

Anna Gavalda, La consolante, p.24

Je ne connaissais pas enquiller, mais ce verbe ne me semblant pas particulièrement exotique, j’ai été surpris de ne pas le trouver dans mes Larousse.

Dès lors, direction Internet. Et là, surprise, sur le site de Larousse, ce verbe est repris… Mon dictionnaire de 2007 commencerait-il à être obsolète ? Mais, nouvelle surprise, la définition proposée (enchaîner, accumuler) ne semble pas correspondre au contexte de l’extrait…

Dans mes recherches de mots inconnus, le site du CNRTL m’est souvent d’un grand secours. Mais les surprises continuent ! On n’y parle d’abord que d’un usage intransitif (entrer) ou pronominal réfléchi (s’introduire). Ce n’est qu’en remarque que le site parle également d’un emploi transitif, au sens de mettre, enfiler, avec comme exemple « enquiller son froc » . On retrouve bien le sens général d’entrer dans. Il me semble donc que dans l’extrait de Anna Gavalda, il y a inversion de sens : le personnage met ses écouteurs dans ses oreilles et non l’inverse. Probablement par extension du sens de mettre ?

Ajout du 11 juillet : sur Reverso, on trouve également mettre en place dans son logement, ce qui semble correspondre à l’utilisation qu’en fait Anna Gavalda.

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