crispin

Je serrais une paire de gants à crispin dans mes mains et portais un grand sac de cuir.

Daphné Du Maurier – Rebecca – p.59
Traduction de Denise Van Moppès

Encore un mot que je ne connaissais pas, mais pour lequel mon Larousse s’est prové compétent : Manchette de cuir adaptée à certains gants d’escrimeur, de motocycliste, etc. Bon, d’accord, ici, il ne s’agit ni d’escrimeur, ni de motocycliste.

J’ai de tout de même eu recours à Internet pour trouver une illustration 😉 !

cartel

Je connais bien sûr la définition du mot cartel, cette entente entre entreprises, dont l’objectif est de limiter la concurrence pour se faire du flouze sur le dos des consommateurs. Je savais aussi que cela pouvait s’appliquer à une entente entre narcotrafiquants (qui n’a jamais entendu parler du cartel de Medellin ?), mais je ne savais pas qu’un cartel pouvait donner l’heure…

Le restaurant était à présent plein de gens qui bavardaient et riaient sur un fond d’orchestre et de tintements de vaisselle, et, levant les yeux vers le cartel qui surmontait la porte, je vis qu’il était deux heures.

Daphné Du Maurier – Rebecca – p.24
Traduction de Denise Van Moppès

Et bien oui, et même mon Larousse le savait (mais moi pas), un cartel est aussi une pendule murale, portée ou non par un socle en cul-de-lampe…

contremander

Un peu honteuse de mon allégresse, je téléphonai à ses amis afin de contremander la petite réunion qui devait avoir lieu le soir et descendis au restaurant une bonne demie-heure avant le moment habituel de notre repas.

Daphné Du Maurier – Rebecca – p.21
Traduction de Denise Van Moppès

Le contexte est clair : il ne peut s’agir que d’un synonyme de décommander. Le Wiktionnaire et le CNRTL confirment mon intuition, mais il est étrange de constater que ce verbe est absent de mon Larousse.

gisquette

Elle se détacherait de lui probablement si jamais elle découvrait aussi qu’il avait deux fausses incisives. C’est pourquoi, dès qu’il lui « roulait un patin », il fallait qu’il fût terriblement sur ses gardes : imaginez qu’il aille perdre son appareil ! C’est qu’elle était vachement difficile. Elle pouvait se le permettre, d’ailleurs ! C’était de loin, la plus chouette gisquette du quartier.

James Herbert – Les rats – p. 144
Traduction : Jacqueline Huet

Une consultation rapide de mon Larousse : rien, pas de gisquette… Recours obligé à Internet. Et là, surprise, sur le site de Larousse lui-même : « Populaire et vieux. Jeune fille » . D’accord, c’est cohérent avec l’extrait. Je décide pourtant de poursuivre mes recherches. Et sur le site du CNRTL, je découvre qu’en argot ce terme désigne une « Prostituée, fille en carte » . Et de même proposer une possible étymologie : « peut-être du nom d’Henri Gisquet [1792-1866] préfet de police qui imposa une carte aux prostituées » .

June is back !

Lors de mes précédentes tentatives bloguesques, j’ai toujours essayé de participer à des challenges de lecture. Avec des résultats plus que mitigés, je dois le reconnaître, ayant généralement les yeux plus gros que le ventre. Pour ce nouveau blog, je ne pouvais toutefois pas résister aux sirènes et ne m’inscrire à aucun défi ou challenge de lecture. J’ai toutefois pris quelques décisions (qui me semblent sages) :

  • Ne pas me mettre inutilement la pression. Donc, ne pas multiplier les inscriptions !
  • Ne pas m’inscrire à des challenges déjà démarrés : rien n’est plus dangereux que d’essayer de monter dans un train en marche !
  • Respecter un quota de livres issus de ma PAL : pas plus de 3 emprunts mensuels à la bibliothèque.

Ceci dit, il est temps de m’inscrire à mon premier challenge : le fameux mois anglais (il s’agit de la sixième saison !) organisé par Lou et Cryssilda.

C’est le moment de dépoussiérer votre plus belle théière, de sortir vos recettes de scones, vos mugs « England Forever », vos parapluies, votre intégrale de Dickens et vos albums de vacances favoris !

Billets libres, lectures communes, comme chaque année il y en aura pour tous les goûts. Le seul mot d’ordre : fêter l’Angleterre sur nos blogs. Pour le détail des lectures communes et autres propositions, je vous renvoie aux blogs des organisatrices. Pour ma part, comme je l’expliquais plus haut, je vais essayer de ne pas me mettre la pression : il vaut mieux tenir de petits engagements que s’engager beaucoup et ne rien tenir. D’autant que le mois de juin, avec sa cohorte de corrections, délibérations et autres réunions risque de ne pas me laisser autant de temps libre que souhaité.

En fonction de ma PAL, j’envisage les lectures suivantes :

  • la trilogie des rats de James Herbert (je suis en train de lire le premier opus, sobrement intitulé Les rats)
  • Pour le 12 juin, j’ai bien envie de relire Rebecca de Daphné Du Maurier et d’en regarder l’adaptation par Hitchcock.
  • Pour le 24 juin, j’aurai certainement eu le temps de lire un polar, Agatha Christie ou autre.
  • Idem pour le 26 juin, avec un peu de SF, peut-être un H.G. Wells
  • Pour le 27 juin, consacré à Ian McEwan, j’ai Opération Sweet Tooth qui m’attend depuis trop longtemps dans ma bibliothèque.
  • Comme je risque fort de devoir donner, lors de la prochaine rentrée, l’un ou l’autre cours en anglais, il est urgent de rafraîchir mes connaissances linguistiques. Je vais donc essayer de lire un peu en version originale : par exemple Boy: Tales of Childhood de Roald Dahl (« écrivain britannique, né au Pays de Galles de parents norvégiens » me dit Wikipedia : est-ce assez anglais ?)

Ouh là : cela me semble bien chargé tout cela ! il me faudra beaucoup de discipline pour mener à bien toutes ces lectures ! God save the reader !

Que de verbes !

Bienvenue dans mon nouveau blog ! C’est vraiment une joie pour moi de vous y accueillir !

Je parle de nouveau blog car, je l’avoue, je ne suis pas complètement néophyte dans la blogosphère. Il y a bien longtemps déjà, j’avais créé un blog, Au plaisir des mots. Depuis tout petit (5 ou 6 ans), j’aime lire et avec le temps, j’ai voulu partager mes coups de cœur et de gueule littéraires. D’où la création de ce blog.

Mais si les mots donnent du plaisir quand on les lit, ils en donnent également quand on les écrit : j’ai attrapé très tôt (6 ou 7 ans) le virus de l’écriture. J’ai donc toujours aimé écrire, même si des études de mathématiques et de physique puis une carrière d’informaticien m’en ont trop souvent tenu éloigné.

Un slogan que les moins de dix ans peuvent ne pas connaître (puisque inventé en 1978 et abandonné en 2008) est celui qu’utilisait Paris Match : Le poids des mots, le choc des photos. Pour ma part, j’ai commencé à photographier en 1967, avec un Instamatic. Depuis, les appareils se sont succédé, le plaisir est resté, intact, même si ma paresse chronique est un sérieux frein : j’ai trop souvent tendance à me contenter de stocker mes photos sur le disque dur, sans même les trier, ni même parfois les regarder. Enfin, depuis l’an passé, je me suis inscrit à un atelier photo, et je commence à me réinvestir plus sérieusement dans cette pratique artistique.

Les photos, non seulement cela se prend, mais cela se regarde aussi ! Et en parlant de regarder, j’aime beaucoup aller au cinéma (mais je n’ai malheureusement pas beaucoup de temps pour cela). Et comme je suis éclectique, je parlerai également de peinture, sculpture, architecture… Comme vous le constatez, mes plaisirs culturels sont variés. Pas étonnant, dès lors, que mon deuxième blog s’appelait Les plaisirs de Michel.

Si la vue est un sens important pour moi, l’ouïe l’est tout autant, même si avec l’âge elle commence à me donner des soucis. Je vous parlerai donc aussi ici de ce que j’aime écouter : en ce domaine également, je suis éclectique : chanson française, musique classique ou pop-rock, sans oublier la musique du monde. Tout cela est culturel en diable : mon troisième blog (amical salut à ceux qui m’ont suivi dans mes précédentes pérégrinations) s’appelait Passion Culture.

Avec l’âge (j’ai quand même aujourd’hui soixante-et-un ans 🙁 !), les interrogations existentielles qui m’ont agité tout au long de ma vie se font de plus en plus prégnantes, et je vous inviterai donc parfois à réfléchir avec moi sur l’une ou l’autre question

Attention ! Tout cela peut sembler bien sérieux ! Trop peut-être. Il ne faut pas oublier que l’essentiel est d’abord de vivre, tout simplement ! Je vous parlerai donc parfois de moi, de mes découvertes touristiques, culinaires, bref de tout ce qui fait de moi un épicurien dans l’âme.

Il reste un dernier verbe dont je voudrais vous entretenir, mais pour mieux l’exorciser : procrastiner. Celui-là, je n’en veux plus ! C’est à cause de lui que j’en suis à mon quatrième blog : à force de remettre à demain l’écriture et la publication de mes billets, mes blogs, au bout d’un temps, ne ressemblaient plus à rien, à tel point que l’impression de désolation qui prévalait m’a poussé à les abandonner l’un après l’autre. Et donc me voici aujourd’hui à ouvrir un quatrième blog, en espérant, contre toute attente, que cette fois soit la bonne et que je m’y tiendrai de manière régulière. Bienvenue donc sur mon nouveau blog !