Howard Phillips Lovecraft : La Couleur tombée du ciel

Toujours dans Helena, après deux citations musicales, voici deux références littéraires (une aujourd’hui et la seconde demain).  Mais si les références musicales de Jérémy Fel sont quand même récentes (1995 pour David Bowie et 2012 pour Lana del Rey), ses références littéraires sont nettement plus anciennes ! C’est ainsi que la nouvelle de Lovecraft dont il est question aujourd’hui a été publiée en 1927 😉 ! Il me semble qu’il y a très très longtemps, j’avais essayé de lire Lovecraft, mais que j’avais abandonné en cours de lecture. Il faudra que je réessaie !

Tommy, allongé en caleçon sur son lit, relut la dernière phrase de La Couleur tombée du ciel de Lovecraft, en frissonnant. Graham lui avait déjà parlé de cet écrivain deux mois plus tôt. Il avait trouvé par hasard, chez un bouquiniste, ce vieux livre qui regroupait certaines de ses nouvelles, et qu’il avait lu d’une traite, fasciné par l’imagination débordante de cet homme qui ne pouvait qu’être aliéné.
Si seulement il avait eu le même talent pour coucher toute sa haine, toutes ses peurs les plus profondes, sur le papier, les rendre ainsi plus acceptables aux autres…

Jérémy Fel – Helena – p. 315

Je n’ai pas encore eu le temps d’écouter, mais je me suis dit que cette mise en ondes par France Culture vous intéresserait peut-être :

Lana Del Rey : Video Games

Helena est bourré de références musicales : en voici encore une 😉 ,  que je ne connaissais pas 🙁 , mais que j’aime beaucoup, même si je ne suis pas fan des jeux vidéos 🙂 ! Après une seconde écoute, je rectifie : ce morceau de 2012 ne m’est bien sûr pas inconnu, mais j’aurais été incapable d’en donner l’interprète…

Hayley sortit le revolver de son sac à main et le glissa sous son oreiller. Quand elle retourna sur Facebook, elle vit que Neil avait posté une vidéo sur son mur, un clip de Lana Del Rey, « Video Games ».
Émue, Hayley le visionna en ne pouvant s’empêcher d’entendre son ex-petit ami en chantonner les paroles tout près d’elle. Une voix pleine de regrets, implorant son pardon.
Heaven is a place on earth with you… Tell me all the things you wanna do…
Alors qu’elle savait pertinemment que le paradis ne lui serait plus jamais accordé, ni sur Terre ni au Ciel.

Jérémy Fel – Helena – p. 294

 

David Bowie : I’m Deranged

Assis à l’arrière de la voiture aux côtés d’Amber et de Glenn, Graham posa son front contre la vitre et chantonna les paroles du morceau « I’m Deranged » de David Bowie, qui passait à la radio.

Jérémy Fel – Helena – p. 274

D’accord, dans ce roman de Jérémy Fel, il y en a beaucoup qui pourraient chanter cela de manière très crédible ! Y a-t-il un seul personnage « normal » ?

Comparaison 004

Comparaisons, le retour ! A cette occasion, vous en avez deux pour le prix d’une 😉 .

Elle errait dans la maison, désemparée comme une chatte qui aurait perdu ses petits. Parfois, elle poussait des couinements quand sa douleur devenait insupportable. Ça s’échappait d’elle comme les jets de vapeur d’une Cocotte-Minute

Adeline Dieudonné – La vraie vie – p. 155

Pour la petite histoire, bien que l’on attribue généralement l’invention de la cocotte-minute aux frères Lescure, propriétaires de la société SEB (Cocotte Minute est une marque déposée par la société SEB), le concept d’auto-cuiseur a été imaginé bien plus tôt par Denis Papin, l’inventeur de la machine à vapeur. (Source : Gralon)

Si je mourais là-bas… (Guillaume Apollinaire – Jean Ferrat)

Je pensais bien connaître Jean Ferrat, et voilà que grâce à Lilou (merci à elle), je découvre une chanson que je ne connaissais pas. Particulièrement de circonstance en ce jour de commémoration, puisque Guillaume Apollinaire y évoque sa mort éventuelle sur le front. Triste ironie de l’histoire, blessé d’un éclat d’obus le 17 mars 1916, il est mort le 9 novembre 1918, non pas des suites directes de sa blessure, mais de la grippe espagnole. Mais il est vrai que son organisme était toujours affaibli par sa blessure. Suprême ironie de l’Histoire : alors qu’il agonise par asphyxie, les Parisiens défilent sous ses fenêtres en criant « À mort Guillaume ! », faisant référence non au poète mais à l’empereur Guillaume II d’Allemagne qui a abdiqué le même jour. (source : Wikipedia)

Continuer la lecture de « Si je mourais là-bas… (Guillaume Apollinaire – Jean Ferrat) »

Adeline Dieudonné

Je sors quelque peu de mon silence pour vous présenter une compatriote qui, en cette rentrée littéraire, fait particulièrement parler d’elle, en bien, rassurez-vous. Je viens de terminer La vraie vie, dont je vous parlerai plus en détails demain. Ou après-demain, si je procrastine, comme à mon habitude 🙁 …

Photo Jean-François Robert (https://www.jean-francoisrobert.com/)

Adeline Dieudonné est née en 1982 et habite Bruxelles. Elle est actrice et romancière.

La Vraie Vie aux éditions L’iconoclaste est son premier roman, mais ce n’est pas sa première incursion dans la littérature, loin de là.

En effet, elle a remporté en 2017 le Grand Prix du concours de nouvelles de la Fédération Wallonie-Bruxelles, grâce à sa nouvelle, Amarula. Pour celles et ceux que cela intéresse, cette nouvelle est parue dans le recueil des nouvelles primées, disponible gratuitement sur le site de la FWB.

Toujours en 2017, elle a publié aux éditions Lamiroy un opuscule, Seule dans le noir, et une pièce de théâtre, Bonobo Moussaka. Elle est par ailleurs l’auteure de bien d’autres nouvelles.

Quant à savoir si le site adelinedieudonne.be est le site personnel d’un écrivain ou un outil marketing bien huilé, je vous laisse juge…

Blog en pause

« Trop is te veel » , comme l’on dit chez nous !

Depuis notre retour de (bien trop courtes) vacances, j’ai l’impression que Chronos est devenu fou, ne me laissant plus que quelques miettes par-ci par-là, dans le meilleur des cas un os à ronger… Entre un emploi du temps professionnel surchargé (dû à une répartition inégale de ma charge de cours entre les deux quadrimestres), les soucis de santé de ma belle-mère, la reprise de la présidence d’une ASBL associative, la campagne électorale de mon épouse, le baby-sitting d’un ou plusieurs de nos huit petits-enfants, les répétitions de la pièce de théâtre dans laquelle je joue au mois de janvier, les essais sporadiques de refaire un peu de sport… je n’ai plus assez temps pour m’occuper de ce blog. Pour cesser de me mettre constamment la pression et de culpabiliser de voir si peu de billets publiés, j’ai décidé de jeter l’éponge. Non pas définitivement (même si j’ai effectivement envisagé cette possibilité) mais au moins jusqu’à la fin de l’année. A partir de janvier, j’entrerai dans une phase professionnelle beaucoup plus calme, culminant avec ma prise de pension au 1er septembre. J’espère donc avoir à ce moment plus de temps pour me remettre à bloguer.

Mais d’ici là, je n’essaierai pas de rattraper le temps perdu… C’est la mort dans l’âme que j’ai pris cette décision de ne pas publier la vingtaine (au moins !) de critiques qu’il me restait à écrire. Tant pis pour ces challenges auxquels je me suis inconsidérément inscrit : ils m’ont permis de faire moult agréables découvertes, mais à l’impossible nul n’est tenu… Tant pis aussi pour toutes photos à faire ou à retrouver dans mes archives pour participer au challenge 52 photos…

Ce qui ne veut pas dire que je n’écrirai strictement plus rien d’ici le 31 décembre ! Peut-être un bref récapitulatif de toutes mes lectures non chroniquées. Probablement une ou deux critiques de romans de la rentrée littéraire, mais guère plus… Dans le meilleur des cas ! Car actuellement je ne trouve même pas le temps de lire plus qu’une dizaine de pages par jour 🙁 …

A bientôt de toutes façons 😉 !

2018 en 52 photos #36

Vous l’aurez déjà remarqué, je ne suis pas particulièrement proactif, surtout pour le moment 🙁 … Je n’avais donc pas anticipé le thème de cette semaine ni fouillé dans mes archives pour trouver l’un ou l’autre . Qu’à cela ne tienne, lundi, l’été étant toujours là, nous avons décidé de prolonger le week-end et d’aller nous promener. Petite balade au cours de laquelle j’ai eu l’occasion de photographier pas moins de trois clochers 😉 !

Mazée (Belgique) – 10 septembre 2018

Début de notre circuit à Mazée. C’est dans ce village que, en 1938, Arthur Masson écrivit son premier roman « Toine Culot, obèse ardennais » . Cela me rappelle qu’il faudrait que je relise cet auteur, lu il y a plus de 40 ans, et dont mon père m’a légué les oeuvres complètes 😉 .

Matagne-laPetite (Belgique) – 10 septembre 2018

Petite halte à la chapelle Saint-Hilaire. Elle occupe l’emplacement de l’ancienne église paroissiale d’Ossogne, village disparu dont Matagne-la-Petite n’était qu’une annexe. Cette chapelle est un édifice roman du XIe siècle agrandi au XIXe siècle par un grand porche.

Treignes (Belgique) – 10 septembre 2018

Et juste avant de terminer notre randonnée, passage par Treignes. Un tourisme local s’y est notamment développé à la suite de l’intérêt suscité chez les nombreux lecteurs de la saga de « Toine Culot ». Celui-ci est en effet maïeur de Trignolle : il s’agit d’un village fictif, dont le nom est né de la contraction des toponymes Treignes et Matignolle). En son hommage a été créé l’Espace Arthur Masson. Nous n’avons pas eu le temps d’y retourner (nous y sommes allés il y a quelques années), mais ce n’est que partie remise 😉 !

Et pour d’autres clochers, c’est chez Les bottes rouges.

Stephen Fry

Stephen Fry, né le 24 août 1957 à Hampstead (Angleterre) est tout à la fois écrivain (romancier, poète et chroniqueur), humoriste, homme de radio, acteur (pour la télévision ainsi que pour le cinéma) et réalisateur. Excusez du peu !

C’est en 1982 qu’il débute à la télévision, alors que son premier rôle dans un film (The Good Father) date de 1985. En 2003, il passe derrière la caméra avec Bright Young Things.

En ce qui concerne l’écriture, en plus d’écrire pour le théâtre, le cinéma, la télévision et la radio, il a contribué à nombre de chroniques et articles pour des journaux et magazines. Technophile, il tient notamment une chronique dans The Guardian. Il a également écrit quatre romans (son premier roman Mensonges, Mensonges date de 1992), des poésies et une autobiographie intitulée Moab Is My Washpot.

Sur un plan plus personnel, il ne s’en cache pas et son oeuvre s’en inspire parfois, Stephen Fry est homosexuel.

Sources :

Livres lus :

  • Le faiseur d’histoire